LA ROTONDE DU SAINT-SÉPULCRE A BOLOGNE
La première de ces mosaïques surtout est d’un dessin très recherché. À une frise, composée d hexagones, de rectangles et de triangles, assemblés de manière à former des rosaces hexagonales enchevêtrées les unes dans les autres, succède une bande de carreaux rouges à quatre pointes séparés entre eux par des carreaux blancs en forme d’amande. Vient ensuite une zone à assises horizontales, contenant des rosaces ornées de couronnes de feuillages moulées en creux. Aucun des édiflces'hjue nous avons étu¬
diés jusqu’ici ne possède une décoration en terre cuite aussi variée quant au nombre et à la forme des pièces différentes qui la composent. L’autre mosaïque, celle qui couronne le mur extérieur de la coupole, est plus simple : elle ne contient, avec les briques courantes et avec les dents de scie et les petites consoles de la corniche, que des carreaux triangulaires ou carrés. Des briques arc-boutées y tiennent lieu d’arcs.
Les oppositions de couleur obtenues dans ces deux mosaïques se rencontrent dans
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auxquels ressemblent le plus ceux que nous examinons ici se rencontrent soit en France, dans les églises du Poitou et de l’Auvergne, soit en Orient, dans la décoration extérieure de certaines églises byzantines d’un style avancé, telles que l’église desSaints-
Wi ARCHITECTURE LOMBARDE.
plusieurs couronnements lombards du douzième siècle, notamment dans celui de la coupole de Saint-Ambroise de Milan (Voy. pl. 28 et 51). Mais les ouvrages décoratifs