‹ Étude sur l'architecture lombarde et sur les origines de l'architecture romano-byzantineChapitre 74 sur 112 · SAINTE-FOI A CAVAGNOLO EN PIÉMONT · texte numérisé non relu

SAINTE-FOI A CAVAGNOLO EN PIÉMONT

les statues qui décorent extérieurement la façade1. Ces ouvrages sont de pur style ogi-

Vue intérieure de Sainte-Foi à Cavagnolo.

val; et ce n’est pas sans surprise que l’on rencontre au milieu des collines du Mont-

archiletto, ann. XII. Les dessins, plan et façade, sont de M. le comte Mella, l'infatigable illustrateur et restaurateur des monuments anciens du Piémont.

1 Ces statues consistent : dans l’image en buste de Dieu le père ; en deux figures de séraphins, dressées sur des roues, au corps complètement couvert d’ailes à l'exception du visage et des mains ; enfin dans les images de Jésus-Christ et de deux archanges.

ferrât, dans un pays perdu, les productions de cette belle école de sculpture, qui florissait au treizième siècle dans le centre de la France.

Nous venons de constater l’action de l’art français sur l'architecture romano-byzantine du Piémont. Les monuments dont nous avons produit le témoignage sont tous d’un style avancé; l’un d’eux même appartient au treizième siècle. Ce témoignage est d’autant plus significatif que les édifices en question sont de petites églises, pour la construction desquelles on n’a point eu recours, sans doute, à des moyens inaccoutumés. Aux exemples donnés par ces modestes constructions, nous pouvons joindre celui d’un édifice considérable, bâti plus au midi, la cathédrale de Gênes, dont le portail a reçu l’empreinte de l’art français du treizième siècle1. Ainsi l’influence de l’architecture française s’est exercée d’une manière très sensible, à partir de la dernière période du style lombard, sur l’art des provinces italiennes les plus voisines de la frontière.

1 Telle est l’opinion de M. Alfred Darcel, qui s’exprime, à ce sujet, dans les termes suivants : « J’arrive devant la cathédrale... Je reconnais ses assises de marbre blanc et noir alternées, qui étaient restées dans mes souvenirs. Mais qu’on juge de mon étonnement de découvrir peu à peu une œuvre française du treizième siècle sous cette livrée italienne ! Je dis française, et M. Boeswihvald, inpecteur général des monuments historiques, qui a vu cette façade presque en même temps que moi, me dit rouennaise . » A. Darcel, Excursion en Italie. Rouen, 1879, p. 160 et suiv.

ETUDE

SÜR

ET SÜR

LES ORIGINES DE L’ARCHITECTURE ROMANO-BYZANTINE

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