ACTION PHYSIOLOGIQUE
Pris à haute dose, l’Arnica agit énergiquement sur l’économie: ses effets sont très-intenses surtout lorsque l’on se sert de la fleur; la racine et la tige renferment, en effet, beaucoup moins de principe actif. La dessiccation ne lui fait point perdre ses propriétés. Il a une action marquée sur le système nerveux ; cette action revêt même la forme tétanique.
Il produit des maux de tête, des étourdissements, le hoquet et des vertiges. (Le D'Gxillot, nous dit M. Fonssagrives, a vu un cas dans lequel le malade était forcé de garder la position horizontale tellement étaient intenses les vertiges).
L’Arnica cause des fourmillements dans les membres, une faiblesse générale, des secousses; des mouvements involontaires, une fréquence et une intermittence du pouls, une sensation douloureuse le long de l’épine dorsale et entre les deux épaules, un excès de chaleur dans tout le corps.
D’après Lobel, l’Arnica jouirait de propriétés diurétiques, il augmente aussi les sueurs.
Lorsqu'on prend une dose un peu forte d’Arnica, le premier effet que l’on éprouve est une sensation de brûlure et de grattement sur la langue et l’æsophage; introduit dans l'estomac, il cause de pénibles tiraillements avec une forte sensation de cuisson, une pression à l’épigastre. Les douleurs peuvent durer pendant plusieurs heures ; il provoque un flux abondant de salive, des nausées, parfois des vomissements. Arrivé dans l'intestin, ce sont alors de fortes coliques, la constipation enfin, parfois la diarrhée. Son action se fait aussi sentir sur les organes des sens. Il trouble la vue, dilate la pupille, produit des tintements et des bourdonnements dans les oreilles.