‹ Étude sur l'art de parler en publicChapitre 22 sur 51 · ET CONCEPTION DE L*1DÉE · texte numérisé non relu

ET CONCEPTION DE L*1DÉE

soit spontanément ou au moins d'une manière invisible , comme dans les inspirations et les illuminations du génie; soit, ce qui arrive le plus souvent» par la considération attentive de son sujet, ou par la méditation des pensées d'autrui.

Dans tous les cas, quel que soit le mode de la fécondation de l'entendement, et par quelque côté que la lumière lui arrive, — et la lumière est la vie de l'esprit, — il faut absolument qu'il conçoive l'idée de ce qu'il dira, s'il doit dire quelque chose qui ait de la vitalité, et qui soit, non pas nouveau, mais original, c'est-à-dire engendré , né dans son esprit et qui en porte le caractère. Alors ses pensées lui seront propres, en vertu de leur production, et bien qu'elles ressemblent à d'autres; comme les enfants appartiennent à leur mère, quoiqu'ils soient semblables à tous les membres de l'humanité. Mais ils possèdent chacun, parleur individualité même , quelque chose de nouveau pour la famille et la génération où ils vont vivre. C'est tout ce que nous voulons dire, quand nous exigeons de celui qui doit parler en public qu'il ait au moins une idée à exposer, une idée, fruit des entrailles de son esprit, et qu'il produise vivante dans le monde intellec-

\US DÉTERMINATION Df SUJET, ETC.

luel par la parole, comme dans Tordre physique une mère met son eniant au monde. Cela signifie tout simplement , et dans le langage du sens commun, que orateur doit avoir bien conçu ce qu'il veut din .

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