‹ Étude sur l'atrophie partielle du cerveau [electronic resource]Chapitre 41 sur 45 · LÉSIONS DES MEMBRES ET DU TRONC · texte numérisé non relu

LÉSIONS DES MEMBRES ET DU TRONC

Comme les anciens hémiplégiques, les sujets de nos observations présentaient des lésions atrophiques des membres paralysés; les muscles étaient diminués de volume et dégénérés; les membres étaient amaigris le plus souvent; dans quelques cas, l'atrophie des muscles était masquée par une grande quantité de graisse déposée dans le tissu cellulaire sous-cutané.

Nous nous occuperons seulement ici d'une particularité spéciale aux hémiplégies datant de la première enfance ; nous voulons parler du raccourcissement des membres paralysés. Ce raccourcissement ne manque pour ainsi dire jamais; il est généralement plus prononcé dans le membre supérieur que dans le membre inférieur (obs. 9, 13, 24, 29, 33, 39), sauf quelques exceptions où il était peut-être plus marqué dans le membre inférieur (obs. 10, 40). Il coïncide habituellement avec une diminution de l'épaisseur de l'os.

Schrœder van der Kolk après une étude approfondie du

squelette d'une malade (obs. 39j, et après avoir établi que, dans ce cas, l'atrophie des os était plus considérable à la racine du membre (clavicule, scapulum, humérus), que vers son extrémité (avant-bras et main), et que cette atrophie des os était le plus prononcée là où l'atrophie des muscles l'était le moins, en conclut que ce n'était pas à la perte des fonctions, à l'immobilité des membres qu'on devait rattacher l'atrophie des os, mais à un trouble nutritif dépendant probab.lement d'une lésion des filets nerveux trophiques, consécutive à Tatrophiè des ganglions et des racines des cinquième et sixième paires cervicales, qui fournissent précisément des nerfs à la clavicule, au scapulum et à l'humérus.

L'auteur ajoute qu'il est impossible d'attribuer à la perte des mouvements l'atrophie delà claviculC;, puisque cet os dans l'éta ne jouit que de fort peu de mouvements.

Nous ne chercherons pas à réfuter l'opinion de Schrœder van der Kolk, relativement à l'influence des nerfs trophiques qui parait fort vraisemblable. Nous ferons seulement remarquer que cet auteur, en considérant seulement l'étendue dçs mouvements des os, n'a peut-être pas suffisamment tenu compte de l'effort musculaire que supporte, sans cependant se mouvoir beaucoup, un os tel que l'omoplate ou la clavicule. Lorsque, par suite de la paralysie du membre supérieur, ces efforts musculaires sont presque complètement annulés, la clavicule et l'omoplate se trouvent peut-être dans un état de repos relativement plus grand que les os de l'avant-bras et de la main.

Disons, en terminant, que cette disposition de ratro{)hic des os n'a rien de constant.

Dans l'observation 29, l'atrophie allait en augmentant depuis la racine du membre jusqu'à son extrémité.

Dans quelques cas, le tronc est imparfaitement développé du côté paralysé, la cage thoracique est plus étroite de ce côté, le bassin étroit et oblique (obs. 14, 39, 41).

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