‹ Etude sur l'écoulement souterrain des rauiChapitre 33 sur 35 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Nous avons, au cours du présent travail, vérifié les lois déjà énoncées de l’écoulement souterrain des eaux dans les limites eb les conditions rencontrées pratiquement. Nous avons pu constater que la loi de Darcy restait applicable même pour les très faibles pentes motrices que l’on rencontre fréquemment dans les nappes souterraines.

Nous avons également recherché s'il n’y avait pas d’autres lois qu'il était nécessaire de faire intervenir lors de l'étude des nappes de petite étendue. Nous avons ainsi pu formuler les lois relatives à la capillarité et à la perméabilité du sol.

Une vérification d'ensemble de ces lois, faite en comparant les graphiques d'écoulement tracés par un appareil enregistreur et les mêmes courbes calculées en appliquant les lois trouvées, nous a permis de constater l'exactitude de ces lois pour l'écoulement dans des terrains dont les éléments ne sont pas très gros.

Nous avons ensuite présenté une méthode pratique de mesure des constantes caractéristiques d’un sol.

Puis, nous avons appliqué ces résultats au caleul dela forme et du débit des nappes souterraines d’assez faible étendue, pour que les constantes spécifiques du sol y gardent la même valeur. Les résultats ainsi trouvés coïncident avec ceux obtenus pratiquement dans les expériences de Delacroix.

En résumé, nous nous sommes attaché, en partant des lois simples et fondamentales de l’hydrodynamique souterraine, à arriver, par l'intermédiaire du calcul, à l'étude de l’écoulement d’une nappe de faible étendue, en vérifiant, chaque fois que cela était possible, les résultats obtenus, soit par les expériences que nous faisions, soit par celles faites antérieurement.

Certes, notre travail est incomplet, et de nombreux points restent encore à examiner, par exemple :

L'influence des forces vives dans le mouvement de l’eau à travers les très gros sables :

La variation du coefficient de perméabilité dans ces sables ;

La variation des trois constantes spécifiques du sol avec les dimensions des éléments constitutifs.

Nous serons bien récompensé de notre travail si, par cette étude, nous avons permis à l'ingénieur de calculer par des formules relativement simples, et d'obtenir avec une exactitude suffisante pour la pratique, les bases nécessaires à létablissement de bien des projets.

Nous ne voudrions pas terminer cette étude sans adresser nos vifs remerciements à toutes les personnes qui nous ont aidé dans notre travail, et en particulier à M. Kænigs, membre de l'Institut, qui nous a fait l'honneur de bien vouloir accepter de diriger nos recherches; à M. Pélissier, inspecteur général du Génie rural, qui a mis à notre disposition la Station expérimentale d’hydraulique agricole; à MM. Provost, ingénieur en chef du Génie rural, et Crochetelle, directeur de la Station agronomique d'Amiens, qui, lors de nos expériences de 192 L à Amiens, nous ont aidé dans notre tâche par leur connais-

mie

sance de la question et par la mise à notre disposition de la Station agronomique.

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