‹ Étude sur l'emploi, comme condensateur, d'éléments électrolytiques à électrodes d'aluminiumChapitre 14 sur 15 · EE À STAR · texte numérisé non relu

EE À STAR

former la plaque en élevant graduellement la tension au dessus de cette valeur, et, si l’on revient alors à la tension de formation initiale, la résistance pour cette tension s’est améliorée.

. Par le procédé ci-dessus, on peut former sans dif-

ficulté des plaques présentant une résistance spécifique allant jusqu’à 10 ohms par 1 cm°.

. Pour un degré de formation déterminé, la résis-

tance de la pellicule d'oxyde d'aluminium n'est pas constante: elle diminue avec l'augmentation de la tension, et, dans les limites de tension fournissant encore de bons états de formation, cette diminution est à peu près proportionnelle à la tension.

. En élevant la tension de formation, on déplace

parallèlement la limite de rupture diélectrique de la pellicule.

. Pour un degré de formation donné, la capacité

est constante et indépendante de la tension.

. La capacité est diminuée par l'augmentation du

degré de formation, pour des degrés de formation moyennement élevés, la capacité tombe déjà à 0,017 microfarads par 1 cm’.

. En même temps que l'augmentation de résistance

et la diminution de capacité par l'élévation du degré de formation, on constate l'amélioration de l'effet utile des condensateurs électrolytiques à électrodes d'aluminium. Le rendement de ces appareils fonctionnant sous 100 volts de tension alternative peut facilement atteindre 95 2/,.

. Employés simplement comme condensateurs, les

éléments électrolytiques à électrodes d'aluminium ne pourraient être introduits dans la pratique, à cause de la rapide augmentation des pertes lots du fonctionnement prolongé, quel que soit le mode de formation préalable.

CRIER à FUN

10. Afin d'obtenir un rendement constant, condition essentielle pour l'emploi industriel de ces appareils, il faut combiner la formation sous courant continu avec le fonctionnement sous courant alternatif, par l'addition, au schéma de connexions ordinaire, d'un circuit de régénération spécial.

La conclusion de la présente étude est la possibilité d'employer, comme condensateurs, des éléments électrolytiques à électrodes d'aluminium, et j'ose espérer que ses résultats pourraient servir de base à de nouveaux essais, entrepris au point de vue plus spécial de la technique.

Ce travail a été fait à l'Institut de physique de l'université de Fribourg (Suisse).

Qu'il me soit permis, en terminant, d'exprimer toute ma gratitude au directeur de cet institut, M. le professeur Dr J. von Kowalski, pour la mise à ma disposition de tout le matériel d'expériences, et à M. J. Moscicki, pour ses précieux conseils et pour l'intérêt avec lequel il a suivi mes travaux.

CURICULUM VITAE

Je suis né à Chmieléwka (Podolie) le 24 février 1875, En 1887 j'entrais au Collège St-Paul à Odessa et j'en sortais en 1893 avec mon certificat de maturité.

En 1894 je subissais l'examen d'admission à }'Université de Liège. (Pour des raisons de famille j'ai interrompu mes études pendant 2 ans.) En 1898 je passais « avec distinction », à l’Université de Liège, l'examen constituant la première épreuve de la candidature en sciences physico-chimiques.

En 1899 lors de la seconde épreuve ; la Faculté des sciences de l'Université de l'Etat à Lièse me conférait le grade scientifique de candidat en Sciences physico-chimiques.

En 1900, j'arrivais à l'Université de Fribours, où, sous la direction de M. le Professeur de Kowalski, j'ai travaillé au laboratoire de physique. — Nous publiâmes dans « les comptes-rendus des Séances de l'Académie des Sciences » un travail sur « Les indices de réfraction des mélanges des liquides ».

En 1901 je fus nommé assistant au laboratoire de Physique de l'Université de Fribourg.

En 1903 je créais la Fabrique de Condensateurs Electriques, que je cédais en 1905 à Société Générale des Condensateurs, dont j'étais, et suis encore, un des directeurs.

Entre 1903 et 1906 mon temps libre fut consacré à l'élaboration de ma thèse.

Des raisons de santé m'interrompirent pendant un an et c'est pourquoi en avril 1908 seulement je pus subir mon épreuve orale de Docteur en phil. nat. et j'obtins la note Magna cum Laude.

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