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ques volts et atteint 130 volts après un laps de temps de 15 minutes. Le courant baisse, en ce moment, jusqu’à 0,1 ampère. Cette réduction de l'intensité du courant s’accentue ; après un nouveau laps de temps de 30 minutes, nous n'avons plus que 0,04 ampère et 126 volts, et, après un jour de formation, à 128 volts, le courant tombe à 0,013 ampère.
Comme il serait inutile de vouloir améliorer la formation des plaques dans ces conditions, même en prolongeant considérablement l'opération, nous portons maintenant la tension de ia batterie à 144 volts, par l'addition de quelques éléments transportables. Après une nouvelle période de 6 heures, à cette tension, la résistance de la pellicule d'oxyde d'aluminium s’est améliorée au point que, sous une tension de 126 volts, l'intensité du courant n'atteint plus que 0,0057 ampère.
Après une formation de 14 heures sous 144 volts, suivie d'une formation complémentaire de 6 heures, le courant est de 0,0038 ampère sous 126 volts.
Au moyen de la dynamo auxiliaire, nous avons élevé graduellement, d'une manière analogue, la tension de formation à 180 volts. Après une formation complémentaire sous 127 volts, le courant résultant n'était plus que de 0,002 ampère.
La gradation lente de la tension de formation est une condition nécessaire de la régularité de l'opération ; on observe en effet, si l’on procède par variations trop brusques dans le réglage, une augmentation notable de l'intensité du courant, en même temps que des à coups dans la courbe de celle-ci, et la résistance des plaques devient mauvaise, même aux basses tensions. Afin de me rendre compte de l'influence de l'élévation trop brusque de la tension de formation sur la résistance finale, j'ai élevé le voltage jusqu’à 220 volts. À ce moment déjà, les surfaces de l’anode paraissaient couvertes d'un grand nombre de petits traits lumineux mobiles. Ce phénomène lumineux a
PCR
déjà été observé par Mitkewitsch!), et Max Jakob a trouvé, à la suite d'expériences spéciales, faites dans les mêmes conditions, une grande analogie entre ce phénomène et ceux qui se manifestent dans l'interrupteur de Wehmelt.
Franz Fischer’) a démontré qu'il est possible par un refroidissement énergique de l’anode, d'élever notablement la valeur de la tension déterminant l'apparition des traits lumineux. Il explique ce phénomène par la rupture, en certains points, de la pellicule d'oxyde d'aluminium sous l’action de la vapeur d’eau.
Après avoir terminé la formation des plaques sous la tension de 180 volts, je passai aux essais avec courant alternatif, décrits plus loin, pour différents degrés de formation. J'ai poussé ensuite la tension de formation à 274 volts, voltage maximum dont je disposais en courant continu.
Après formation sous 274 volts, j'ai obtenu :
à 274 volts, un courant de 0,33 ampère, 4220 IMEEAUE « 4 O:D182s ce.
On voit aisément, d'après ces mesures, combien la pellicule d'oxyde d'aluminium peut gagner en résistance, si l’on opère avec précaution, dans la période de formation; les traits lumineux qui paraissaient déjà à 220 volts, en opérant trop brusquement, n’existent plus maintenant, même à 274 volts, et il est probable qu'en continuant de la même façon, j'aurais pu pousser plus loin encore la tension de formation, sans provoquer la rupture de la pellicule d'oxyde.
Les conclusions à tirer des expériences ci-dessus peuvent se résumer comme il suit :
a) Lors de la formation de la pellicule d'oxyde d'aluminium sur les plaques, on atteint vite une
‘) Elektrischestwo 1901, p. 17 et 33.
*) Zeitzchrift für Elektrochemie, X° année, 1904, no 46.
SRE LHBRE
limite de formation si l’on opère avec une tension déterminée. À partir de ce moment, la prolongation de l'opération sans changement du voltage n'améliore plus le degré de formation des plaques.
b) Les hauts degrés de formation peuvent s’obtenir seulement par une augmentation lente et graduelle du voltage, et par une formation complémentaire à une tension déterminée, plus basse que la tension de formation.
Les deux tables ci-après montrent la dépendance entre l'intensité du courant, la résistance spécifique et la tension. Les nombres de la première table se rapportent à des électrodes formées à 213 volts. Pour les nombres de la seconde table, la tension de formation ést de 274 volts.
Des mesures de la tension et de l'intensité du courant continu, on a déduit la résistance totale R des plaques, ensuite, la résistance spécifique RS. par 1 cm’ de surface d’électrode.
Table I Plaques formées sous 213 volts
Tension du courant Intensité Résistance totale Résistance par 1 cm”
continu en volts en !/,609 amp. en ohms en 10° ohms V. }. 10-° R. R.S.