‹ Étude sur l'emploi de l'Hydrastis canadensisChapitre 14 sur 17 · CONTRE-INDICATIONS DE L'HYDRASTIS CANADENSIS · texte numérisé non relu

CONTRE-INDICATIONS DE L'HYDRASTIS CANADENSIS

Si l'on s'en rapportait uniquement aux expériences des physiologistes, on pourrait craindre que le. nouveau médicament agisse défavorablement sur le: systéme circulatoire des malades en déprimant l’action du cœur. Mais les faits observés chez les animaux se sont produits dans des conditions que l'on ne rencontre pas dans la pratique médicale : Les doses étaient . énormes si l'on s'en rapporte au poids de l'animal. Elles étaient injectées brutalement dans le torrent circulatoire. La même dose administrée par la voie souscutanée, agissait déjà beaucoup plus faiblement parce qu'on était mieux à l'abri des causes perturbantes : mécaniques. Les troubles cardiaques étaient beaucoup: plus faibles encore quand on s'adressait à la voie stomacale. Néanmoins, nous ne prétendons pas qu'il faille oublier toute prudence. Mais nous soutenons,

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après tout ce que nous avons vu et surtout recueilli dans les auteurs, que les accidents imputables à l'hydrastis canadensis sont excessivement rares, d'au-. tant plus qu'on n'arrive jamais aux doses formidables employées par Heinricius et d'autres expérimentateurs. En résumé nous adoptons les idées que le docteur Pigache a émises sur ce point.

« Les deux cas rapportés par Mendès de Léon et ceux mentionnés par Schatz paraissent montrer aussi qu'il faut se méfier de certains tempéraments nerveux. Cependant nous ferons remarquer que dans l'immense majorité des cas, l'extrait fluide d'hydrastis, même à doses élevées, ne détermine pas le moindre accident. D'après la statistique que nous avons établie avec les cas de Fellner, de Schatz, de Mendès de Léon, de Schivopiszew, il” arriverait à peine un accident sur deux cents cas, et celui que l'on voit survenir le plus souvent est un état nauséeux assez prononcé. D'ailleurs même dans les cas qui demandent une certaine prudence, comme nous l'avons dit plus haut, l'hydrastis canadensis ne nous semble pas du tout contre-indiqué à dose faible ou à dose moyenne, mais à la condition de ne pas administrer, comme l'a fait Torgler, l'extrait fluide d’hydrastis en injections sous-cutanées, parce que, comme l'a montré Fellner dans ses expériences sur les animaux. la voie hypodermique permet d'obtenir des eflets beaucoup plus rapides et. plus puissants que par la voie stomacale. »

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-MÉNORRHAGIES ESSENTIELLES

C’est là le triomphe de l'hydrastis. Tous les auteurs,

Sauf Veit qui a mis dans l'affaire un parti pris évident et qui a mieux aimé croire des conceptions théoriques

que se fier à l'expérience, sont d'avis que le médicament

Calme les douleurs, et arrête net les ménorrhagies, abrège leur durée et ramène la santé en un temps très bref et cela d’une manière définitive. Les faits sont si .COnnus que nous ne croyons pas devoir insister. +

ENDOMÉTRITÉS FONGUEUSES

Dans les cas d'endométrites fongueuses, l'indication principale est d'arrêter les pertes sanguines incessantes qui épuisent les malades et parfois menacent sérieusement leur existence. Or, Schatz, Woltering, Mendes de Léon, Goëéth, Huchard, Fellner, Willcox signalént combien, la malade se trouve améliorée par l'usage de l'hydrastis canadensis. Wilicox soutient même qu'il a vu des cas quiavaient résisté au curettage répété de la cavité-utérine guérir par l'emploi prolongé de l'extrait fluide d'hydrastis canadensis. Sans aller aussi loin, nous croyons que l'effet de ce médicament dans l'endométrite fongueuse est véritablement remarquable. Nous avons vu les hémorrhagies s'arrêter et, chose importante, l'écoulement muco-purulent cessait aussi. Plusieurs fois nous avons été témoin de ce fait convaincant au dispensaire de la rue Saint-Antoine. Les

his AT — malades qu'on n'avait point pu traiter par une cause Ou par une autre, par le traitement classique, guérissaient entièrement et la curette introduite dans leur

cavité ne ramenait pas la moindre parcelle de tissu fongueux.

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