‹ Étude sur l'emploi de l'Hydrastis canadensisChapitre 8 sur 17 · TT A · texte numérisé non relu

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d'eau froide, on le redissout et on le traite par l'acide sulfurique. Le sulfate formé et décomposé, le préci-

pité séparé par le filtre est dissous dans l'alcool bouil-

ant, on filtre et on laisse cristalliser. On obtient ainsi

des cristaux d’un jaune foncé non amers, mais d’une

-acreté désagréable. Cette couleur est due au mélange

intime de l'alcaloïde avec une substance jaune soluble dans les solutions acides, peu soluble dans les solu-

tions neutres et alcalines et qui n’est pas la berbérine.

On peut purifier l'alcaloïde par des cristallisations répétées dans l'alcool bouillant, mais il est difficile de lui enlever des dernières traces de matière jaune. L'alcaloïde que l’on obtient ainsi est l'hydrastine ou hydrastie observée par Durand en 1851, examinée par Perkins en 1862, puis par Mahla et dont la formule répond à la composition C*H*Azo‘. Le professeur Power en a fait une bonne étude en 1884 (Pharmac. Record, 7°. 1884). Il l'a obtenu en cristanx parfaitement incolores brillants et anhydres. Ils entrent en fusion à 132 et forment un liquide ambré ; chauffés sur une lame de platine, ils se décomposent en donnant naissance à des vapeurs inflammables empyreumatiques et laissent un résidu considérable des cendres.

L'hydrastine est insoluble dans l'eau, le pétrole, mais soluble dans les acides dilués et dans 1,75 de chloroforme, 15,70 de ‘benzine, 83,46 d'éther et de 120,27 d'alcool. La rotation au polarimètre est — 170.

Les cristaux présentent les réactions suivantes avec l'acide sulfurique concentré : coloration jaune qui en

présence de bichromate de potasse passe au brun; en chauffant en présence de l'acide seul, coloration rouge. Avec l'acide nitrique concentré. couleur jaune passant au jaune rouge ; l'acide chlorhydrique n’a aucune action avec l'acide sulfurique concentré et le molybdate d'ammoniaque, coloration vert olive, qui paraît être la réaction la plus caractéristique.

L'hydrastine forme avec les acides minéraux et les acides organiques des sels cristallisables, solubles dans l'eau.

Martin Freund et Carl Dormeyer ont fait paraitre en 1891, un travail sur l'hydrastine ( Berichte der deutschen chimischen gesellschaft, 1891, p. 2730).

Rappelant sa formule de constitution, ils en font une méthyltétrahydroisoquinoniline dont le noyau benzique est représenté par le groupe CH °° : on peut en ürer l’hydrastinine qui se transforme facilement en oxyhydrastinine ce qui donne |

CH? CHO Aer UC Li CIF H}O7C"H CH: CH20°C‘H° NH.

: : CGI \ C H CH?

Hydrohydrastinine. Hydrastinine.

CO > Cù COLIS NCH° CHOC CH:

CH

Oxyhydrastinine.

ER. Ve

Si on fait digérer l'alcalcide avec le méthyl iodé on obtient un méthyl iodé d'hydrastinine ; on obtient de la méthylehydrastinine en éliminant l'iode.

Les sels que l'hydrohydrastinine forment avec le méthyle iodé sont beaucoup plus stables que les précédents. Le brome se combine facilement avec l'hydrastinine et on obtient ainsi le monobrométhylhydrastinine dont la formule est

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