‹ Étude sur l'emploi de l'Hydrastis canadensisChapitre 7 sur 17 · RAPPEL CRAN SONT TN TEES · texte numérisé non relu

RAPPEL CRAN SONT TN TEES

- CHIMIE ET PHARMACOLOGIE

Pendant longtemps on dut s'adresser à la macération et à l'extrait, puisqu'on ignorait les principes actifs de la plante. Er 1851, Perkins puis Worcester isolèrent un des alcaloïdes que contient l'extrait, l'hydrastine qu'ils obtinrent à la suite de longues manipulations qu'il est inutile de rapporter ici. Puis Mahla de Chicago étudia les propriétés chimiques de la nouvelle substance. La formule définitivement admise est due à Krantz. Hermann Lerschen fit paraître ensuite dans l'American Journal of pharmacy de 1878, p. 470, un travail très soigné sur les principes constituant de l'extrait fluide. A la suite d'analyses fort bien con-* duites, il a constaté dans le médicament en question la présence du sucre, de l'albumine, de matières

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extractives, une matière grasse, une résine, du tannin et deux alcaloïdes, l’un déjà connu, l'hydrastine, l'autre qu'il découvrit le premier, la berberine. Les alcaloïdes ont été extraits de l'infusion aqueuse froide d'hydrastis en acidulant faiblement l'extrait avec de l'acide chlorhydrique. On obtient ainsi un précipité jaune qui cristallise et se dépose au fond du vase sous la forme d’aiguilles d’un jaune brillant, insoluble dans l'éther et le chloroforme, mais soluble dans l’eau et dans l'alcool. Sous l'influence de l'acide nitrique, leur solution aqueuse vire au rouge foncé. L’ammoniaque amène une couleur jaune-brun, les aiguilles jaunes représentent le chlorhydrate de berbérine. Après avoir enlevé ces aiguilles, on ajoute à la liqueur de l'ammoniaque jusqu'à réaction neutre. On obtient alors un précipité blanc d’hydrastine. Une nouvelle addition d'ammoniaque permet d'obtenir la xanthropuccine alcaloïde qui est restée sans emploi jusqu'ici. Mais il n'est pas de même de la berbérine et surtout de l'hydrastine comme on a pu le voir à l'historique.

-: Lloyd (proc of the Americ Pharm, Assoc., 1878) a trouvé un moyen très pratique pour isoler rapidement les principes les plus importants de la racine d'hydrastis. On la concasse de manière à former une poudre demi-fine, que l'on comprime modérément dans un appareil à déplacement où on la traite par l'alcool! froid. Après un contact de 36 heures, on laisse “couler le liquide et après avoir renouvelé cette opération une seconde fois, on réunit les liqueurs qu'on filtre et qu'on traite dans un vase refroidi par l'acide

sulfurique en excés ; lé mélange est abandonné à luimême et filtré, le précipité est de nouveau traité par l'alcool ; on réunit les liqueurs alcooliques pour une opération subséquente. Le précipité est du sulfate de berbérine impur, entraînant avec lui un certain nombre de substances. Il est très difficile ifdessécher, même quand il est bien lavé car il est mélangé intimement avec l'huile. Dans cet état il a une nuance vert pâle et laisse entre les doigts la sensation d’un corps onctueux. On le purifie en le traitant par l’eau froide et en ajoutant à la solution de l'ammoniaque en léger excès. Il se fait ainsi du sulfate d'ammoniaque qui se dissout en même temps que la berbérine soluble dans l'eau et les solutions alcalines. Le précipité que l'on peut séparer par filtration est formé d'hydrastin mélangée de résine ect d'huile ; à ‘la liqueur on ajoute de l'acide sulfurique pour dissoudre l'ammoniaque en excès et dissoudre la berbérine.: Après quelques heures on peut séparer par le filtre le magma de sulfate de berbérine renfermant encore du sulfate d'ammoniaque et le traiter par l’alcool qui élimine ce dernier sel.

On lave par decantation et on dessèche à l'air le sulfate de berbérine ; ce sel est couleur orange soluble 15° dans 100 parties d'eau. Les alcools décomposent facilement sa solution. Voici la formule de ce sulfate qui peut être facilement transformé en phosphate.

C* H° Azo! H° 50° + 6 (Ba 4! p ho‘}° — C4" 30 4 P40,% Ba 50" 5Ba 4540

Ce sel se présente sous l'aspect d'une poudre l;, 7

floconneuse d'un jaune serin soluble dans 10,43 d’eau froide et un peu moins dans l'alcool froid étendu, insoluble dans l'éther et le chloroforme. Tous les sels solubles de cette substance sont jaunes et très amers. Après séparation du sulfate de berbérine, on additionne le liquide ælcoolique de son poids d’eau, on distille pour retirer l'alcool et la solution aqueuse est abandonnée à elle-même pendant plusieurs jours. On peut alors recueillir à sa surface une huile verte associée à une petite quantité de résine, on peut la purifier en dissolvant dans l’éther ; cette huile à une saveur désagréable, mais sans amertüme. Elle passe au rouge brun au bout d’un certain temps.

3° En décantant la solution aqueuse privée de l'huile verte, on trouve au fond du vase une substance noire goudronneuse, mélangée de particules jaunes etgénéralementrecouverte d’une courbe jaune brillante. Elle consiste en résine, un peu d'huile, deux alcaloïdes, l’un blanc, l'autre jaune, et en matière colorante jaune. Le précipité bien lavé et desséché est doué d'une saveur amère; il est faiblement soluble dans l'eau chaude et les acides dilués, soluble dans l'acide sulfurique concentré auquel il communique une couleur rouge foncé et dont le sépare une addition d'eau, auquel on a donné le nom d'hydrastine.

Dans le liquide aqueux décanté, on trouve à l'état de sulfate un alcaloïde blanc ou jaune blanchâtre, associé à une petite partie des substances précédentes et à un acide végétal. Pour l'obtenir, on ajoute de l'ammoniaque en léger excès, on lave le précipité à

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