INTRODUCTION
Pendant notre internat, à l'hôpital Saint-Joseph, nous eûmes à observer une affection, qui sans être certainement rare, est loin d’être commune: il s’agit d’une femme de 66 ans, entrée dans Île service pour bronchite chronique et morte subitement, chez laquelle nous trouvâmes à l’autopsie un anévrysme du ventricule gauche.
Nous avons été frappé des caractères cliniques qu'avait revêtus l'affection, des difficultés ou plutôt de l'impossibilité d'établir un diagnostic et des résultats de l’autopsie.
Nous fûmes ainsi amené à étudier dans les traités classiques, dans les observations analogues
Laurent 2
pres
publiées en France et à l'étranger, les différentes
particularités que peuvent présenter ces lésions,
à en rechercher les causes et les principaux caractères ; recherches qui font le sujet de notre thèse inaugurale. 4
Ces anévrysmes peu communs, ainsi qu’on peut s’en assurer en parcourant la littérature médicale, sont par ordre de fréquence ceux de la pointe, de la mitrale et de la valvulve sigmoïde de l’aorte ; nous laisserons de côté ces deux dernières, pour ne nous occuper que des anévrysmes pariétaux du cœur. Es ee
Voici l’ordre dans lequel nous avons constitué notre travail.
Après avoir jeté un coup d’æil rapide sur l’histoire de la question, nous passons en revue les diverses théories sur les causes de cette lésion, nous. efforçant de,.montrer laquelle est, la plus probable.
Dans une seconde partie, qui sera forcément courte, nous établissons au moyen d’observations cliniques, les symptômes, les troubles cardiaques les plus saillants, qui pourraient conduire au diagnostic de cette redoutable affection.
Avant de commencer l'étude de notre sujet, qu’il nous soit permis de remercier ceux qui nous ont guidé dans nos études et initié aux difficultés de la clinique médicale et chirurgicale.
Que nos maîtres, MM. Rigal, Moutard-Martin et Périer, reçoivent nos remerciements pour les
Te excellentes leçons qu’ils nous ont prodiguées, pendant notre séjour dans leurs services.
Nous devons un témoignage particulier de reconnaissance à nos maîtres de l'hôpital Saint-Joseph ; à MM. Tison et Leroux qui nous ont donné maintes fois les preuves d’une bienveillante sympathie ; à MM. Lebec et Monnier qui nous ont initié à la ” pratique de la chirurgie d'adultes et d'enfants.
Que M. Vaquez, chef de clinique de la Faculté, recoive le publichommage de notre profonde et respectueuse reconnaissance pour son bienveillant accueil et ses excellents conseils, qui nous ont permis d’exquisser ce sujet.
Enfin que M. le professeur Potain, qui a bien voulu accepter la présidence de notre thèse, recoive ici l'assurance de notre bien sincère reconnaissance pour l'honneur qu’il nous fait.