CHAPITRE IV
LES OEUVRES DES ÉCRIVAINS ITALIENS FURENT-ELLES VRAIES ET UTILES, À LA FIN DU XVII® SIÈCLE ET DANS LA PREMIÈRE MOITIÉ DU XVIIIe ?
1. — Deux courants dans la litiérature d'édification pieuse, à la fin du xvire siècle et dans la première moitié du xviue. D'un côté, on vulgarise des textes saints, on écrit des œuvres qui conservent à la
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religion sa gravité. — À ce premier groupe appartiennent Loreto Matteiï, Lemene avec son Dio, Zeno et Métastase avec leur oratorios, Menzini, Marchese, Filieaïa, le Père Cotta, etc. D'autre part, dans un plus grand nombre d'œuvres, on abuse du merveilleux, on représente “a religion toute fleurie et gracieuse, très accommodante. Tels sont le poème de Martello sur Gli occhi di Gesw, le Rosario de Lemene, le Jesus Puer du Père Ceva, l'Anacreonte cristiano et la S. Infanzia di Gesù de Presepio Presepi, beaucoup d'oratorios, des vers de Magoi et d'Adimari, etc........... PERTE APE OD 20200
IL — L'Arcadie. — Déguisement pastoral dont on “revêt Dieu, la Vierge, les saints et les hommes. — Les églogues arcadiennes ; leur monotonie et leurs invraisemblances. — Comment on peut, d'après des pièces plus courtes, se représenter la vie pauvre, mais innocente et paisible, que divers Italiens attribuaient aux bergers. — Au contraire, idéal champêtre de Rolli, Métastase, Frugoni: Eux font un TÉVE ÉPICULION. RP a dre ri Palo Re er DUO LA III. — La peinture de l'amour dans la poésie lyrique. — L'homme est un soupirant timide, respectueux, qui souffre, sans maudire la femme impitoyable pour lui. — La répétition incessante des mêmes thèmes et souvent des mêmes formules dénote chez les auteurs le manque de sincérité. —- D'ailleurs, divers poètes, dans le deuxième quart du siècle, changent de ton et ne gardent du goût de la génération précédente (et encore pas toujours) que l'horreur de l'indécence..... 320 IV. — Le genre didactique. — Comment il se réveille dès la fin du xvie siècle, cultivé, d'un côté, par les jésuites, et, de l’autre, par des écrivains enrôlés parmi les modernes. — Les églogues pastorales et savantes, — Le Globo di Venere. — Le Newlonianismo per TO DAMES RER EE CEE EU DAS SO A nie tt à ch OIL V. — Le théâtre. — 1° La présence des femmes sur la scène continue à provoquer de sérieuses défiances qui semblent justifiées. — 2° La comédie, bien que, souvent encore, pleine d’invraisemblances, devient régulière, fait un effort pour peindre la vérité; en tout cas, elle n'est pas, en général, licencieuse. — Maggi, Fagiuoli, Gigli, Nelli, Maffei, Goldoni débutant. — 3° L'opéra. Combien il est invraisemblable, au témoignage de Muratori et de Marcello. — Martello se console de cette défectuosité. — Zeno cherche à l'atténuer. Le mélodrame devient dans ses œuvres et celles de Métastase une tragédie régulière. — 4 La tragédie. Jusqu'à quel point les peintures de Martello, Gravina, Conti purent être utiles et sont vraies....... 331