CHAPITRE VI È
DE L'INFLUENCE ET DE LA CONNAISSANCE DES LETTRES ANCIENNES, EN ITALIE, ENTRE 1700 ET 1750.
I. — On fait des emprunts à la mythologie, pour étoffer des poèmes lyriques. On l’exclut en général de l'opéra, sauf dans les ballets. — Pour la connaître, on n'avait pas besoin de recourir aux textes anciens, il suffisait de lire les poètes italiens des siècles précédents. — On peut en dire autant pour quelques thèmes traités d’abord par Théocrite. — Les odes pindariques; l'influence de Pindare ne s'y retrouve aucunement. — Anacréon est, de tous les anciens, le poète le plus imité. En général, on ne retrouve pas son tour d'esprit chez ceux qui s’inspirent de lui. — Quelques traces d'influence de Sophocle et d'Euripide, de Tibulle, d'Horace..............,... 363
IT. — On ignore la langue grecque : doléances de A. M. Salvini, M. A. Ricci, J. Pecci; — et la langue latine : plaintes de Muratori, Gravina, Facciolati, Vico, etc. — Certains trouvent que l’on consacre encore trop de temps à l'étude du latin; ainsi, Vallisnieri. Celui-ci, ainsi que quelques autres, demande que les Italiens ne rédigent plus leurs ouvrages dans cette langue. C'est ce parti que l’on prend en
ONCE re RS RME Len ne rm OO NT DO PO te 369 Ill. — On ne connaît guère non plus les anciens, sauf Anacréon, par des
traductions. — Néanmoins, après 1725 environ, celles-ci deviennent
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