CHAPITRE PREMIER
La condamnation de Galilée et ses conséquences immédiates.
SOMMAIRE. — I. En 1632, en Italie, état florissant du parti qui répudie le principe d'autorité en matière scientifique; il est discipliné et se groupe respectueusement autour de Galilée; liberté dont il jouit pour exprimer ses
* idées. — Le Dialogo de Galilée sur le mouvement de la terre paraît en 1632, avec la permission de l’autorité ecclésiastique.
II. Mesures prises après la condamnation de Galilée pour jeter l’effroi parmi ses amis. — Le pape ne permet pas qu'on élève au grand homme un mausolée à Florence. — Résultats obtenus : l'académie des Lincei cesse d'exister, les ouvrages des disciples de Galilée ne se publient pas, le silence presque complet se fait en Italie autour de la découverte de Torricelli, prudence à laquelle sont contraints, à Pise, les ennemis des péripatéticiens.
Premières manifestations du réveil des esprits.
Au début de 1632, un avenir prospère semble promis aux Italiens qui, pour déterminer les lois de la nature, observent, expérimentent et calculent en toute indépendance. Ils forment un parti très discipliné. Galilée en est le chef incontesté (1).
(4) Voir t. [, p. 146 de R. Caverni, Storia del metodo sperimentale in Italia. Firenze, 1891. G. Civelli editore.