‹ Étude sur l'extirpation de l'extrémité inférieure du rectumChapitre 19 sur 20 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Arrivé à la fin de notre travail, nous pouvons résumer les conséquences qu’on en doit tirer dans les quelques propositions suivantes :

1° L'extirpation de l'extrémité inférieure du rectum, si elle est pratiquée dans de certaines limites, n’est pas une opération très-grave.

2° Elle n’expose pas plus qu'une autre, depuis surtout qu'on a appliqué à son exécution certains moyens exérésiques, à des complications immédiates qui doivent la faire rejeter.

3° Elle n’entraîne aucune infirmité qui puisse soutenir la comparaison avec celles que crée la maladie contre laquelle elle est le plus souvent dirigée.

4° Les récidives qui la suivent ne sont pas plus fréquentes ni plus rapides que celles qui succèdent aux opérations pratiquées dans un même but sur d’autres points de l’écouomie, lorsque les limites du mal ont pu être dépassées largement.

5° Elle doit être réservée cependant aux cas où on a la certitude de pouvoir enlever tout le mal. Comme simple palliatif, les résultats qu’elle donne peuvent être obtenus plus facilement par d'autres moyens.

6° Au point de vue des conditions que doivent présenter les parties pour que l'opération puisse être entreprise, tous les chirurgiens sont d'accord qu’il est indispensable que le rectum soit libre et mobile dans l'enceinte pelvienne. On doit s'assurer aussi exactement qu'on le peut que les organes génito-urinaires chez l’homme sont absolument in-

demnes, leur} participation à la maladie contre-indiquant formellement toute opération (Verneuil).

7° Il n’en est pas de même chez la femme, où la cloison recto-vag'inale peut être intéressée plus ou moins largement sans qu’il en résulte de très-graves inconvénients.

8° Contre les rétrécissement, l’extirpation doit toujours rester un moyen tout à fait exceptionnel. Ce n'est qu'après des tentatives nombreuses, et en présence d'un état général grave, qu’on est autorisé à en arriver à cette extrémité.

‘arm. À. Parent, imorimeur de la Faculté de Médecine, rue MT-!e-Prince, 31,

MARVAUD (A.). L'alcool, son action physiologique, son. utilité et ses app

Page 1