‹ Étude sur l'extrait d'hypophyse en tant qu'agent ocytociqueChapitre 12 sur 65 · SUR · texte numérisé non relu

SUR

dE 47 a cours du sixième mois de la grossesse, et dans 3 autres cas d’avortement. f

Hell, de Bâle, dans 22 cas, n’obtint que des douleurs très faibles, insuffisantes pour amener l'expulsion de l'œuf.

Enfin, chez une malade atteinte de rétrécissement mitral, avec crise d’œdème aigu du poumon, enceinte de quatre mois et dont le fœtus était mort, MM. Commandeur et Devin essayèrent la pituitrine pour provoquer l’accouchement à cause de l’état de la mère ; 2 cmc. 9 furent faits en trois injections ; chaque injection fut suivie de douleurs pendant une heure ou deux; puis les douleurs cessèrent. Après la deuxième injection, la malade eut une crise de palpi-

tations assez vives qui dura deux heures.

2 Au cours de l'avortement. — Otto Fischer relate 1 cas de grossesse gémellaire au cours du sixième mois, dans lequel, au moment de l'injection, l’orifice était presque fermé et les contractions très faibles. Trois minutes après l'injection, de violentes contrac: tions se produisirent, qui amenèrent l'expulsion du premier enfant, vingt minutes après l'injection, et celle du second trente-cinq minutes-après.

Grunbaum, de Nurnberg, eut un insuccès complet dans un avortement au cinquième mois; et son opinion est que l'extrait d’hypophyse ne convient pas pour terminer l’avortement.

Hamm a employé la’pituitrine dans 6 cas d’avor-

tement en cours. Dans un premier cas, trois injec-

Un

tions furent faites et l’avortement se produisit six heures après la première injection. 1l ne se produisit que vingt-six heures après dans un second cas où cinq injections furent faites. Dans une troisième observation, de grossesse au cinquième mois, huit injections furent d'abord faites sans résultat; mais l’action du ballon placé ensuite s’en trouva visiblement facilitée et renforcée. Il ne s’agit donc là que d’un insuccès relatif. Dans une quatrième observation, enfin, de grossesse au sixième mois, la pituitrine agit efficacement après l'introduction du ballon. De ses observations, Hamm conclut que dans l’avortement il faut employer le métreurynter, et ensuite l'extrait pituitaire pour renforcer les contractions.

Vogi, de Dresde, dans 7 cas d’avortement en cours, eut 3 cas de succès probable.

Richter, deux fois, employa la pituitrine pour terminer l’avortement. Il n’obtint pas de résultats appréciables.

Schiffmann, par une injection sous-culanée d’extrait de 1 centimètre cube, rendit énergiques et fréquentes les contractions utérines, faibles et espacées, survenues chez une femme qui, au cours du troisième mois de sa grossesse, fut prise d’une hémorragie utérine.

Studeny a employé la pituitrine comme agent secondaire dans la provocation de l’avortement. Le meilleur résultat qu’il obtint fut dans un cas de grossesse au cinquième mois. Après métreuryse, trois injections de pituitrine furent faites en vingt-quatre :

heures. Après la troisième injection, l’activité des contractions se régularisa, d'où terminaison plus rapide de l'avortement. Dans 2 autres cas, au troisième et au quatrième mois, l'effet produit fut sans importance ; la patiente sentit seulement que les contractions devenaient plus fortes. À cause du peu de sûreté de son action, à cause aussi de son prix de revient, l’auteur doute que l'extrait pituitaire entre dans la thérapeutique de l'avortement.

Hell, dans 5 cas, put obtenir la délivrance spontanée : les contractions utérines avaient déjà commencé à se manifester, et la médication ne fit que les accentuer.

E. Hauch et Léopold Meyer, de Copenhague, ont employé la pituitrine,sans succès,dans 7 cas d’avortement en cours. Dans un huitième cas,où il y avait décollement prématuré du placenta, le résultat fut également négatif.

MM. Parisot et Spire ont eu deux résultats négatifs dans 2 cas d’avortement en cours, après injection de 4 et 6 centimètres cubes d'extrait total d’hypophyse. Aucune contraction ne se produisit dans l’un ni dans l'autre cas.

MM. Commandeur et Devin rapportent, au con- -traire, 2 cas d’avortement en cours dans lesquels le résultat fut favorable avec 1/2 et 3/4 de centimètre cube de pituitrine.

Enfin nous-mêmes, dans l'observation citée ciaprès, avons pu, vingt-deux heures après cessation

de toute douleur, faire réapparaître les contractions

\ CE PRE et faire s’effectuer l'avortement en quatre heures. Des contractions douloureuses se reproduisirent vingt-quatre heures après l'accouchement ; nous

reviendrons plus tard sur ce point.

Page 1