VIII-pare, quarante ans
Dernières règles fin mai,
26 août. — Dans l'après-midi, perte d’eau. A partir de minuit, perte de sang. |
27 août. — Entre dans le service à la consultation. Utérus à quatre travers de doigt au-dessus de la symphyse. Col
fermé.
nn) 1)
5 heures du soir. — Expulsion d’un embryon pesant 50 grammes. Quelques douleurs dans la nuit.
28 août, 11 heures du matin. — Aucune doulens Le col a toute sa longueur et admet le passage de l'index qui arrive sur le placenta.
nb 9b—. TA :10:,P :xr4.
Un demi centimètre cube de pituitrine.
12 h. 35. — Pas de réaction. L'MREN DIU
13 h. 55. — Même état. P. : 114.
14 heures.— Pas de changement à l’examen local. T. A. : 17.
14 h. 20. — Deuxième injection de 1/2 centimètre cube qui n'a pas plus de résultat que la première.
Le soir,la malade ayant 3992, curettage qui ramène le pla-
centa.
Que conclure de tous ces faits ?
De ses 27 observations, Hell conciut que pendant les premiers mois de la grossesse les injections d’extrait hypophysaire exercent une action beaucoup moins énergique que dans la grossesse à terme. Pour lui, ce médicament n’est pas alors plus efficace et ne donne pas de résultats plus certains que les moyens usuels. Aussi, est-il d'avis qu’il convient de ne rien modifier dans la thérapeutique habituelle de l'avortement.
Nous ne nous associons pas entièrement à ces conclusions. S'il semble bien établi (c’est l'avis de tous les auteurs qui en ont fait l'expérience), que l'extrait d’hypophyse est incapable de provoquer l’avortement, l'observation de R. Stern peut permettre de
supposer que,dans certains cas de rétention placentaire, il peut avoir un effet utile. Et peut-être, dans notre observation [l,serions-nous arrivé à un résultai en effectuant des injections répétées. Mais ce n’est qu’une hypothèse et nous n’insisterons pas.
Un point nous paraît beaucoup plus intéressant. C’est celui sur lequel a insisté Hamm et que met en relief notre observation I. La pituitrine est venue heureusement en aide au ballon ; et il nous semble bien que l'extrait d’hypophyse peut avoir un rôle des plus utiles dans tous les cas où un ballon reste des heures et même des jours dans un utérus sans déterminer de contractions. Les deux procédés se prêteraient un mutuel appui, et ce serait, croyons-nous, une heureuse association.
En résumé, il nous paraît que dans l’avortement, l'extrait d'hypophyse peut rendre service dans deux cas :
1° Au cours de l’avortement, en renforçant des contractions faibles ;
2° Comme agent accélérateur de l'avortement, après dilatation mécanique du col ainsi que le prouvent les observations de Schiffmann, ou après la pose d’un ballon ainsi que le démontrerait la nôtre.
Au cours de la rétention placentaire, au contraire, il semble bien que dans la majorité des cas, l'extrait pituitaire demeure sans efficacité.
TITRE Il
LA MÉDICATION HYPOPHYSAIRE