IV-pare de trente-trois ans
Bassin plat. Diamètre promonto-sous-pubien : 9 cm. 2.
SRE
Premier accouchement en 1902 terminé par une embryotomie,
En 1903, le second se termine de même.
En 1906, pubiotomie et enfant vivant.
État actuel. — Dernières règles : 4 octobre 1911. Il ne reste pas trace de la pubiotomie antérieure ; la soudure
osseuse est complète.
4 juillet, —— La femme entre à la maternité. Ceinture eutocique.
6 juillet, 9 heures. — Injection de 1 centimètre cube
de pituglandol. Une heure à une heure trente après l'injection, de faibles contractions apparaissent.
13 heures. — Rupture des membranes.
17 heures. — Contractions très fortes.
La dilatation est de 5 marcks, les bords de l’orifice sont minces ; la tête est mobile au-dessus du détroit supérieur. Les contractions sont rythmiques.
22 h. 30. — Accouchement spontané d’un garçon pesant 3.600 grammes.
La délivrance eut lieu quarante minutes après. Suites de couches normales, C'était la première présentation du
sommet chez cette femme.
Studeny a essayé six fois de provoquer l'accouchement par des injections de pituitrine avant la fin de la grossesse. Il n’a obtenu aucun succès bien que dans 4 cas le col ait été, au préalable, dilaté par une bougie. Il réussit au contraire chez une IV-pare qui, chaque fois, avait eu des grossesses , prolongées. Cette fois encore le terme de la grossesse était
dépassé d'environ quinze jours.
Avant l'injection, le col, long de 2 centimètres, est perméable à deux doigts. L’utérus est dans un état d'équilibre instable qui permet d’attendre à tout moment l’accouche” ment. Les trois premières injections, de r centimètre cube chacune, ne provoquent que de faibles contractions. La quatrième, au contraire, de o cmc. 6, provoque une activité forte et régulière. Une heure après l'injection, la femme a des douleurs d'expulsion; vu le volume de l’enfant, une application de forceps est nécessaire, elle est d’ailleurs très facile. Aucun trouble dans la période post-partum ; et ce point est important à signaler, car la femme, aux deux accouchements précédents, avait présenté une inertie utérine
prolongée.
Zinsser, dans 5 cas de-grossesse à terme, n'a pas pu contrairement aux observations précédentes, provoquer de
douleurs, malgré 3 injections de pituitrine à chaque fois.
E. Hauch et Léopold Meyer ont eu de même un résultat négatif dans 3 cas où il n’y avait pas de contraction utérine
avant l'injection.
MM. Fabre et Rhenter, chez une quartipare de trente-quatre ans, à bassin aplati et généralement rétréci, ayant présenté de graves accidents dystociques aux accouchements antérieurs, provoquent l'accouchement à la fin du huitième mois par la mise en place d’une bougie de Krause. Une injection de 1 centimètres cube de pituitrine, faite cinquante-quatre heures après, produit des contractions énergiques, très
rapprochées qui durent environ deux heures. Accouchement