‹ Étude sur l'extrait d'hypophyse en tant qu'agent ocytociqueChapitre 38 sur 65 · OBSERVATION XXV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXV

(Obs. II de Weymeersch.)

Il-pare. Le premier accouchement a duré deux jours et demi, la dilatation dut être complétée manuellement, l'accouchement s’est terminé par un forceps. Douze heures après le début du travail, la dilatation est d'une petite paume de main; les bords du col sont très durs et très résistants,état peu propice à l'application de forceps que réclame la malade, Une injection de 1 cmc. 3 de pituitrine régularise et renforce les contractions, et trois quarts d’heure après, la dilatation est complète et permet une application de forceps très nor-

male pour un enfant de 3.780 grammes.

OBSERVATION XXVI (Obs. V de Weymeersch.)

I-pare. Petites douleurs depuis deux jours, sans effacement du col. Injection de 1 cmc. 5 de pituitrine. Quinze minutes après, les contractions apparaissent, se succédant bientôt de dix en dix, puis de cinq en cinq minutes. Sept heures après, la dilatation est complète. Le volume de l’enfant

(4.480 gr.), diagnostiqué avant, nécessite cependant une

application de forceps.

OBSERVATION XXVII (Obs. VI de Weymeersch.)

I-pare. Siège décomplété, mode des fesses. Après trentesix heures d’un travail irrégulier, les contractions étant manifestement insuflisantes, la poche des eaux étant rompue depuis plusieurs heures, et, la dilatation étant à peine d’une très petite paume de main, injection de 1 eme. 5 de pituitrine. Immédiatement, renforcement des contractions qui deviennent fortes et régulières, et, deux heures après,

l’accouchement se termine spontanément.

OBSERVATION XXVIII (Obs. VII de Weymeersch.)

ITI-pare. Dans les 2 accouchements antérieurs, le travail a été très lent. Après dix heures de travail, les contractions utérines étant totalement disparues depuis une heure, la dilatation qui est de 5 francs n'ayant pas progressé\ depuis cinq heures, injection de 1 emc. 5 de pituitrine. Cinq minutes après, les douleurs réapparaissent très énergiques et très rapprochées, de trois en trois, puis de deux en deux minutes, et une heure trente après, accouchement spontané d'un enfant

bien portant pesant 4.220 grammes.

Dans ces 5 cas, comme dans les cas de rupture prématurée de membranes du même auteur, la délivrance et les suites de couches furent normales.

Et Weymeersch conclut : « Ainsi donc, l'extrait

hypophysaire nous a paru doué de propriétés ocytociques d'autant plus précieuses qu’elles semblent favoriser le travail physiologique sans avoir la violence d'autres médicaments excitateurs des contractions utérines. »

Nous allons voir, maintenant, les résultats et les Opinions des auteurs français qui ont également expérimenté l'extrait hypophysaire.

MM. Parisot et Spire ont été les premiers à le faire. Cette étude leur était tout indiquée en quelque sorte par les travaux que, depuis 1906, M. Parisot poursuit sur la physiologie, la pathologie et l’opothérapie hypophysaire. Ils ont employé un extrait d'hypophyse total, alors que tous les auteurs précédents se sont servis d’extrait du lobe postérieur. Cela peut, en partie tout au moins, expliquer la différence des résultats. Leurs essais en vue de l’accélération du travail ne portent que sur 4 cas : deux fois au cours de la période de dilatation, et deux fois au cours de la période d'expulsion. Dans 1 cas, la médication fut absolument inefficace ; dans les 3 autres cas elle ameua une augmentation de l'intensité et de la fréquence des contractions. Mais les résultats sont loin d’être comparables à ceux obtenusavec l'extrait de lobe postérieur; et à la lecture des observations, on comprend l'opinion émise par MM. Parisot et Spire, qu'il serait téméraire d’affirmer que la médication ait imprimé à ces accouchements une allure

très caractéristique.

MM. Fabre et Rhenter, de Lyon, ont étudié l’action de la pituitrine sur la contraction utérine au cours du travail dans Q grossesses à terme, et leurs observations sont rapportées tout au long dans le numéro du Bulletin des sociétés d'Obstétrique et de Gynécologie de mai. Nous en publions ci-après le résumé, et un tableau comparatif indiquant la durée

du travail avant et après l’injection.

OBSERVATION XXIX (Obs. I de M. Fabre.)

l-pare, dix-neuf ans.

Trente-quatre heures cinquante après le début du travail, la dilatation étant d'une grande paume de main, les douleurs, faibles, ne revenant que toutes les seize minutes, on fait une injection de 1 centimètre cube de pituitrine qui détermine un réveil très net des contractions,

Deux heures après, les contractions étant complètement arrêtées, 2 centimètres de col restant de chaque côté, on fait une deuxième injection de 1 centimètre cube de pituitrine.

Une heure vingt-cinq après, la dilatation étant complète, les douleurs ayant paru se calmer, on fait une troisième injection de 1 centimètre cube.

Trente minutes après, accouchement spontané d’un enfant de 3.180 grammes, un peu pâle, etqui crie après trois minutes.

Une heure après l'accouchement, la malade se plaint brusquement de vertige et présente une angoisse respiratoire

assez inquiétante. On fait alors la délivrance artificielle ; ia

perte de sang totale est de 400 grammes. Cinq heures après, à 3 heures du matin, la malade qui s'était endormie se réveille, et accuse à nouveau du vertige, puis des tendances syncopales. Le pouls est filant, l'aspect général un instant assez inquiétant. On fait de la caféine et les phénomènes s’amendent assez rapidement. A 5 heures du matin,la malade se sent bien. P.: 108: T.: 386.

Onze jours après l'accouchement, la température est restée autour de 38 degrés, et la malade sort sur sa demande présentant des symptômes de pyélonéphrite, avec tuméfaction

du rein droit.

OBSERVATION XXX (Obs. II de M. Fabre.)

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