I-pare de vingt-et-un ans, O. I. D. P
Au cours de la grossesse, hémorragies peu abondantes survenant tous les mois pendant les six premiers mois,et dont la cause n’a pu être exactement déterminée.
Douze heures trente après le début du travail, la dilatation
qui était de x franc, huit heures avant, ayant peu progressé, injection de o emc. 5 de pituitrine.
Cinq minutes après se produisent des douleurs intenses, prolongées, comme la malade n’en avait pas encore eu. La dilatation progresse maintenant régulièrement.
Cinq heures trente après, la dilatation n’est pas encore complète, et la tête est toujours élevée.
. Une heure après cette constatation, six heures trente après la première injection, deuxième injection de o eme. 5.
Quelques minutes après, reprise des douleurs, très énergiques, très rapprochées.
Une heure après, accouchement spontané d'un enfant de 3.500 grammes.
Quinze minutes après l'accouchement, l’utérus devient mou tout à coup, un flot de sang jaillit par la vulve, obligeant à faire une délivrance artificielle et à masser l'utérus pendant quelque temps. Injection d’ergotine. Suites de couches nor-
males.
Et M. Morichau-Beauchant conclut : « L'action de la pituitrine nous paraît avoir été certaine dans les deux observations que nous venons de relater.
» La reprise des contractions et leur intensité, survenant chaque fois quelques minutes après l’injection, indiquent bien que celle-ci en était la cause, Sans doute, dans la première observation, il est probable que l’accouchement se serait fait spontanément, mais nous croyons avoir notablement accéléré la période d'expulsion : il s'agissait d’un gros enfant, nous le répétons. Dans notre second cas nous avons
la conviction que nous n'aurions pu éviter une application de forceps. L'enfant était assez gros, la femme peu énergique, criant beaucoup ; nous sommes convaincus que la piluitrine nous a rendu grand ser-
vice.
» L’hémorragie qui s'est produite au cours de la délivrance chez notre seconde malade, peut-elle être mise sur le compte de la pituitrine ? Nous ne le pensons pas ; nous croyons plutôt que la malade y était prédisposée du fait de l’inertie qu’elle avait présenté pendant l’accouchement, et qui nous avait conduit à stimuler artificiellement les contractions utérines. »
Vingt-sept observations ont été recueillies dans le service de M. le professeur Bar, par M. Siguret, moniteur à la clinique Tarnier, qui résume ainsi son impression :
« Immédiatement après chaque injection, les douleurs, dans tous les cas, devinrent de plus en plus fortes et de plus en plus rapprochées, au point d'être parfois subintrantes. Les femimes elles-mêmes, pour la plupart, eurent l'impression très nette d’être aidées dans le travail. La dilatation semble loujours progresser, La rolation est aidée, l'engagement se parfait. Enfin, plus la dilatation est avancée el plus l'accélération du travail semble sensible. »
MM. Bounet-Laborderie et Fourdinier, de la Faculté libre de Lille, relateut l’observalion suivante :
OBSERVATION XLIV (Obs, de MM. Bonnet-Laborderie et Fourdinier.