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Cependant, le liquide filtré entraînerait avec lui un principe qui, associé à la substance insoluble, occasionnerait la véritable glycosurie hypophysaire durant trois à quatre jours. Eufin, l'hypertensine semblerait jouer un rôle dans l'apparition de cetteglycosurie que ne produiraient pas les deux hypotensines isolées par M. Dunan. En tout cas, il semble que la glycosurie n’apparaisse qu’à la suite de doses plus fortes que celles employées en obstétrique, et que, par suite, elle ne soit pas à craindre dans l'emploi de l’extrait pituitaire en tant qu'agent ocytocique.
L'action de l'hypophyse sur la croissance est mieux connue. On sait que les lésions pathologiques ou expérimentales de l'hypophyse, soit en supprimant, soit en allérant les fonctions de la glande, déterminent directement ou indirectement un arrêt de la croissance, un syndrome d'infantilisme. On sait également que l'hypophyse est presque constamment hypertrophiée dans l’acromégalie et le gigantisme, et les troubles de développement, que présentent ces deux maladies, sont en rapport, pour la grande majorité des auteurs, avec l’état d'hyperactivité de l'hypophyse.
Enfin, dernière propriété, la glande pituitaire aurait un rôle antitoxique, que rend probable sa réaction aux infections et aux intoxications, mais qui n’a pas encore été démontré.
En résumé,nos connaissances actuelles permettent de supposer que l’hypophyse :
ps à: LS
1° Aurait par sa sécrétion une influence sur le rythme cardiaque,tout trouble de la fonction cardiovasculaire de la glande pituitaire étant susceptible d'amener des modifications dans le régime circulatoire ;
2 Aurait une fonction régulatrice rénale, fonction dont le trouble se traduirait par des modifications de la quantité des urines : oligurie dans l'insuffisance pituitaire, polyurie dans le pituitarisme ;
3° Interviendrait pour maintenir la tonicité musculaire et assurer la bonne nutrition du muscle ; aurait une action nette, mais encore mal définie, sur les muscles à fibres lisses et sur les organes musculaires, principalement sur la vessie et l'utérus ;
4° Aurait sur les autres glandes à sécrétion interne (thyroïde, capsule surrénale, glandes génitales, etc.) une influence modératrice ou simulatrice ;
5° Auraiïit sur la nutrition une influence certaine, mais sur laquelle les auteurs ne sont pas d'accord ;
6° Agirait sur la croissance somatique ;
7° Eufin, aurait vraisemblablement un rôle antitoxique.
Et pour M.Delille, l’hyperhypophysie se traduirait par les symptômes suivants :
Hypertension, polyurie, glycosurie.
Troubles de la nutrition (amaigrissement ou obésité par action indirecte). Nombre des hématies égal ou supérieur à la normale.
Processus hypertrophique du développement (gigantisme, acromégalie). Troubles psychiques ;
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somnolence. Presque constamment insuffisance génitale. Fréquemment hypothyroïdie.
Tandis qu’au contraire, dans l’hypohypophysie on aurait :
Hypertension, oligurie, asthénie, tachycardie, sensations pénibles de chaleur, sudations profuses,anorexie. Troubles de la nutrition; amaigrissement,dans certains cas obésité. Troubles trophiques divers. Troubles psychiques ; insomnies.Troubles de la croissance : arriération physique et mentale. Enfin, diminution de la résistance aux intoxications.