‹ Étude sur l'harmonie moderneChapitre 21 sur 33 · DE LA GAMME PAR TONS ENTIERS · texte numérisé non relu

DE LA GAMME PAR TONS ENTIERS

Cette combinaison de sons est souvent employée par l'école moderne qui en tire de curieux enchaînements d'accords de quinte augmentée (*).

La gamme par tons entiers n'a que six notes, et pas de note sensible. Elle ne peut se terminer sur l'octave qu'en recourant à l'enharmonie.

S'inspirant de l'antique division de la gamme en tétracordes, on peut diviser la gamme par tons entiers en deux tétracordes, la dernière note du premier étant la première note du second, ce qui fixe à ce point (iv* degré) la transformation enharmonique.

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(*) Wagner a employé les accords de quinte augmentée, mais le plus souvent par degrés chromatiques, ce qui leur donne un autre caractère que dans les exemples cités pages loi et suivantes.

WAGNER. Tristan et Yseult.

(Breitkopf et Hartel, Leipzig.)

C*) WAGNER. Siegfried.

(Schott-Mayence et Eschig- Paris.)

(a) Par degrés chromatiques .

(b) P:iv tif^roes miiieure.s de l.i basse.

En harmonisant cette gamme on aura un accord de quinte augmentée sur chaque degré

Par suite de l'équisonance de la quinte augmentée et de la sixte mineure, ces six accords se réduisent à deux :

On aura la gamme en tierces suivante :

n II» »B «lin ''■«, I'" '■"^

€t par mouvement contraire :

,.j..„talliH^Bl'''"^

On pourra aussi avoir la gamme en accords par mouvement contraire :

I^Hbtfb i,»t,Së^ft^g|(itmi g

I''''it^tfit4^«^i|irm^''^"'-^^''"

lui —

On remarquera que les notes de chaq-ue accord de la gamme descendante sont équisonantes avec les notes de l'accord correspondant de la gamme montante.

Pour ceux que n'effraie pas l'âpreté des dissonances (*), nous pouvons signaler une curieuse disposition des gammes par tons entiers. Avec chaque accord on entend les six notes de la gamme.

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^1 ij -l#i

Ces agrégations sont peu utilisées sous la forme de gammes par mouvement contraire [ii], mais, en les isolant, on pourra chercher et trouver d'amusants enchaînements, car chacune de ces agrégations est équisonante avec un accord de neuvième dont la quinte serait doublée et altérée en montant et en descendant [8] :

Même interprétation pour les autres agrégations.

Dans ces gammes nous avons indiqué la transformation enhar-

(•) La base de rharmonie du Promithie de M. Scriabiae, est l'accord suivant qu'il considère comme une consonanc* parfait«-l (Nicolas Pétroff. Monde Musical 191 1.

Noos voiU loin du temps où la tierce était trait&e comme ane dissonance; d'aillears, le classement des intervalles en consonances et dissonances est arbitraire; on pourrait dire que, théoriquement, il n'y a qu'une consonance,

l'unisson, dont le rapport est représenté par»; plus on s'éloigne de ce rappor-

simpLe, moins l'intervalle est consonant, mais le point où l'on pourra écrire dissonance variera suivant les susceptibilités de Toreille.

monique. Dans la pratique on aborde franchement la tierce diminuée :

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