ANATOMIE PATHOLOGIQUE
« La tunique vaginale est remarquable par son « épaisseur et sa résistance; sa structure ne diffère « pas de celle de toutes les membranes du même « ordre. »
C’est en ces termes que s’exprime M. le professeur
Sappey, mais il ne s'occupe nullement de spécifier
quelle peut être ordinairement l’épaisseur de la tunique vaginale saine. Il faut bien dire que, pour la question qui nous occupe, nous devons tenir compte,
non seulement de la tunique vaginale proprement dite,
mais aussi de la tunique fibreuse qui, comme le dit M. Sappey, « adhère à la surface externe de la tunique « vaginale avec laquelle elle se confond sur la plus « grande partie de son étendue. » Pas plus que M. Sap-
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26108 pey, M. Richet, M. Tillaux, M. Cruveilhier, n indiquent l’épaisseur normale de la tunique vaginale jointe à la tunique fibreuse ou celluleuse. « La tunique cellu- « leuse, dit M. Cruveilhier, joue, à l’égard de la tuni- « que vaginale, le rôle de ce tissu sous-séreux que nous « rencontrons dans les régions où les membranes « séreuses revêtent des parois de cavités. »
Dans ce qui a rapport à l’anatomie pathologique, nous ne séparerons pas la tunique celluleuse de la tunique vaginale, car, lorsqu'il existe un épaississement, il porte en réalité autant sur la tunique celluleuse que sur la tunique vaginale.
Pour ce qui a trait à l'épaisseur de la tunique vaginale doublée de la tunique celluleuse, nous dirons, d’une façon générale, que nous considérerons comme normale toute tunique vaginale qui sera restée souple et lisse, présentera les mêmes caractères que les bourses séreuses ou les synoviales articulaires normales.
Nous prendrons pour point de départ l’étude d’une hydrocèle simple; nous mettrons en regard les lésions de l’hématocèle confirmée, et nous indiquerons ensuite les variétés intermédiaires nombreuses, sortes d'étapes par lesquelles peut passer une hydrocèle avant de devenir une hématacèle.
Dans l’hydrocèle simple, la tunique vaginale distendue est restée souple, sa surface interne est encore généralement lisse, mais le tissu conjonctif sous-jacent est déjà légèrement épaissi. On peut aussi, par places, trouver quelques points d'inflammation chronique caractérisée par la productions de petites néo-membranes, et par de petites plaques de tissu conjonctif
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