‹ Étude sur l'hématocèle vaginaleChapitre 6 sur 22 · PEN EE · texte numérisé non relu

PEN EE

dur. Le liquide épanché est séreux, citrin, limpide, et contient toujours une quantité plus ou moins considérable de fibrine.

Dans toutes les hématocèles l'épaisseur de la tunique vaginale est loin d’être aussi considérable du côté de la vaginale testiculaire que du côté de la vaginale pariétale. Du côté du testicule, l’épaississement, dans la grande majorité des cas, même anciens, ne va pas au delà de 3 à 4 millimètres, et, même dans les points où l’albuginée est indurée par places, bosselée, l’épaississement ne dépasse pas ces limites. C’est là un point important dans l'histoire de l’hématocèle, au point de vue de l'intervention chirurgicale, car le testicule sousjacent, quoique complètement enveloppé dans cette coque fibreuse, a néanmoins à peu près conservé son volume, et, à la loupe, en dehors d’un certain état d’anémie caractérisé par une teinte grisâtre ou blanchâtre, ne paraît être le siège d’aucune altération notable.

A la surface de l’albuginée, comme du reste dans toute l’étendue de la vaginale, l’épaississement est constitué, d’une part, par une couche plus ou moins abondante de fibrine formant des lamelles stratifiées comme dans des anévrysmes anciens, et, d'autre part, par la vaginale elle-même avec le tissu celluleux ambiant plus ou moins considérablement épaissi.

Sur une pièce fraîche, à la loupe, ces deux couches, de nature diverse, se distinguent difficilement; elles se confondent et forment un tout homogène, une membrane unique, d'épaisseur variable suivant les divers points.

La présence de ces deux couches devient des plus nettes lorsque la pièce a macéré pendant un certain temps dans l’eau alcoolisée ; on constate alors en effet, x la loupe, une première couche de teinte rosée formée par des caillots de fibrine stratifiée, puis une deuxième, représentée par la vaginale d’une teinte gris-blanchâtre.

A la face interne de l’hématocèle, lorsque la tumeur a été vidée de son contenu, on aperçoit des saillies, des dépressions, donnant au doigt la sensation d’une surface irrégulière, bosselée; soit sur l’albuginée, soit sur la vaginale pariétale se rencontrent de petites tumeurs hématiques, vasculaires, qui semblent produites par de petits épanchements dans l'épaisseur des fausses membranes : ce sont de petites hémorrhagies interstitielles.

Lorsque, ayant débarrassé la tumeur de son contenu par une sorte d’invagination au dehors du testicule et de la poche, on cherche à la modifier par la décortication ou le curage, on reconnaît deux ordres de fausses membranes :

lo D'une part, des caillots fibrineux plus ou moins adhérents, mais qu’il est toujours facile d'extraire, soit avec les doigts, soit avec les pinces ou la curette ;

2° Au-dessous, une couche de caillots stratifiés ne faisant qu'un avec la vaginale épaissie et qu'il n’est pas possible d'enlever dans leur continuité.

On ne peut, avec des pinces et le bistouri que les détacher sous forme de lambeaux. La décortication de ces couches ne saurait être pratiquée et le seul résultat qu’on semble retirer d’une telle manœuvre c’est

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