‹ Etude sur l'hémimélieChapitre 17 sur 22 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

Le diagnostic de Thémimélie est en général facile; dans certains cas cependant où Ton trouve des appendices digitiformes, on pourra hésiter entre ITiémiraélie et Tectrodactylie ; la radiographie nous a permis dans un cas de ce genre de trancher le diagnostic.

En général, l’individu qui se présente à notre examen, déclare que sa malformation est congénitale. Dans ces dernières années, on avait pensé que la sclérodermie et l’ainhum pouvaient amener ces déformations, il résulte des discussions, des travaux parus, qu’il ne peut jamais résulter de cas d’hémimèlie de ces deux dernières affections. La marche et la forme de ces maladies ne peut prêter à confusion.

Ce qui nous occupera surtout dans la question du diagnostic, ce sera de différencier Thémimélie proprement dite de celle qui résulte d’une amputation congénitale.

Des cas resteront douteux, et il ne sera pas toujours possible d’affirmer si Ton a affaire à un arrêt de développement ou à une anâputation spontanée.

Les difft rentes observations que nous avons pu recueil-

lir, nous ont permis de tirer quelques conelusions relatives à cette question.

Il y a lieu de penser à un arrêt de développement.

1" Dans le cas de Troisier et dans le nôtre, l’avantbras étant beaucoup plus court que celui du côté sain, le radius ou le cubitus étant pourvus à leur extrémité inférieure de leur épiphyse ;

2” Lorsque dans le moignon, on trouve des éléments aussi complexes que ceux observés dans le cas dé MM. Brun et Chaillous ;

3“ Quand on trouve, comme dans notre cas, des arrêts de développement bien nets portant sur les extrémités des autres membres, et qu’il n’y a aucune trace de sillon permettant d’expliquer cette atrophie par une gêne dans l’apport du sang ;

4“ Enfin si, comme dans le cas de M. Commandeur, on trouve à l’autopsie, l’absence de certains muscles, dont on ne pourrait guère expliquer la disparition par une amputation spontanée.

L'amputation congénitale est certaine.

1“ Lorsque on a retrouvé la partie amputée dans le délivre, au moment de l’accouchement ;

2® Quand la cicatrisation n’est pas complète, ou lorsque cette cicatrisation a laissé des marques bien évidentes ;

3° Lorsque la section du membre est bien nette, ou que le moignon est conique, semblable à celui qui résulté d’une amputation mal faite,

Il y a lieu, de supposer qu’il y a eu amputation congénitale^ avec repousse d’un moignon.

1“ Si l’on trouve sur le membre ou sur toute autre partie du corps des traces de sillons, si ces sillons existent depuis la naissance ;

2“ Si l’on trouve des traces bien évidentes de cicatrisation ;

3* Si la radiographie révèle une section bien nette des os.

D’après M. Duplay (1), la forme conique du moignon est plus accusée si l’amputation est produite par le cordon, que si elle résulte de brides fibreuses.

L’existence de brides fibreuses, se traduit en général par des sillons, qui peuvent exister sur toutes les parties du foetus.

1. Duplay. Dictionnaire encyclopédique (art. amputations congénitales), 1870.

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