‹ Étude sur l'hérédité des tumeurs malignesChapitre 6 sur 17 · A MES MAITRES DANS LES HOPITAUX DE PARIS · texte numérisé non relu

A MES MAITRES DANS LES HOPITAUX DE PARIS

Monsieur le Professeur SERGENT Médecin de l'Hôpital Broussais

Monsieur le Professeur GOSsET Chirurgien de l'Hôpital de la Salpétrière:

Monsieur le Professeur NoBÉCOURT Médecin de l’Hôpital des Enfants malades

Monsieur le Professeur ÉTESSINGER Médecin de l'Hôpital de la Charité

Monsieur le Professeur LEGUEU

Monsieur le Professeur Agrégé CADENAT:

Chirurgien de l'Hôpital Lariboisière

Monsieur le professeur agrégé LIAN Médecin de l'Hôpital Tenon

Monsieur le Docteur CATHALA Accoucheur de l'Hôpital Saint Louis

Monsieur le Professeur TERRIEN Ophtalmologiste de l'Hôtel Dieu

Monsieur le Docteur MoxTHus Ophtalmologiste des Hopitaux

Monsieur le Professeur agrégé VELTER Ophtalmologiste de l'Hôpital des Enfants malades

Avant-Propos

Le problème de l’hérédité semble avoir été abandonné des médecins depuis une cinquantaine d’années. Sous l’influence des doctrines pastoriennes l’étiologie microbienne des maladies est venue au premier plan des préoccupations. Lorsqu'on s’est occupé d’hérédité, on ne l’envisageait que sous l’angle de l'infection. Actuellement encore lorsqu’on parle d’hérédité à un médecin, il pense immédiatement à la transmission de la syphilis ou de la tuberculose des parents aux descendants. Or, cette transmission n’est pas de l’hérédité, c’est l’infection du fœtus par un microbe pathogène hébergé par un des parents, généralement la mère.

Les travaux de Mendel, approfondis par l’Ecole américaine, nous ont montré ce qu'était réellement l’hérédité et en ont élucidé même le mécanisme. Nous savons qu'il s’agit surtout de la transmission des caractères du parent au descendant, transmission qui est déterminée dès la constitution de l'œuf par l’apport paternel et maternel. On sait que le nombre

des chromosomes des cellules sexuelles mûres est la

Le,

moitié de celui des cellules somatiques. Au moment de la fécondation le spermatozoïde et l’ovule s’unissent et, chacun contenant n chromosomes, les deux cellules sexuelles ensemble donneront 2n chromosomes, c’est-à-dire le nombre caractéristique pour les cellules somatiques de l’espèce.

Tel est en gros le mécanisme de l’hérédité mendélienne qui, d’ailleurs, sera développé dans un des chapitres de ce travail.

L'application des acquisitions concernant l’hérédité mendélienne à la pathologie est encore tout à fait à ses débuts. Nous verrons également quelles sont les difficultés considérables que l’on rencontre au cours de ce travail.

En envisageant l’hérédité des tumeurs malignes, ces difficultés concernant la génétique se doublent encore de celles qui découlent de l'ignorance dans laquelle nous nous trouvons quant à la nature exacte des tumeurs malignes.

Il nous a semblé cependant qu'il existait quelques données valables qui méritaient une mise au point, d'autant plus que le problème de l’hérédité des cancers n’a pas été envisagé dans un travail d'ensemble depuis l’essor qu’a pris la génétique il y a une ving-

taine d’années.

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