‹ Étude sur l'histoire des sarcophages chrétiensChapitre 25 sur 69 · V. Malz et Duhn, n · texte numérisé non relu

V. Malz et Duhn, n

(1) V. ci-dessous le n» 65.

38 {Hors de la porte San-Lorenzo, au n^ 7 d*un diverticolo qui va rejoindre le cimetière), — Sarcophage d'enfant, à strigilles.

 chaque extrémité, une colonnette à chapiteau composite. Au centre, dans toute la hauteur, figure orante, la tête nue, les cheveux retombant de chaque côté du visage , vêtue d^une tunique longue sans ceinture et à larges manches. A Tangle droit du carré occupé par cette figure , une colombe vole vers elle avec un rameau dans le bec.

Le relief est assez faible. Le travail est rude ; les plis du vêtement sont indiqués sommairement par quelques traits.'— La tête est devenue méconnaissable.

(Le détail de la colombe symbolique apportant un rameau à une autre figure qu'au Noé est très rare sur les sarcophages. On en trouve un exemple sur un sarcophage aujourd'hui perdu , et dont le dessin conservé dans un ms. du seizième siècle {Ponds Vatican latin, n© 2409), a été reproduit par Bottari). On voit le même groupe de l'orante et de la colombe gravé au cimetière de saint Calliste à côté d'une inscription que se compose de ce seul mot : EIPHNH Ci» (Inédit,)

33 {Villa Carpegna), — Sarcophage à strigilles,

A chaque extrémité, une colonne à chapiteau composite. Au centre , sur un parapetasma, femme debout, avec la tuniq-ue et le manteau, tenant d'une main le volumen , sur lequel elle pose les doigts de l'autre main. A ses pieds, un paon qui la regarde, et une corbeille de fruits.

L'exécution, assez négligée , indique la fin du troisième siècle.

[La présence du paon est la seule raison qui puisse faire regarder ce sarcophage comme chrétien. Elle n'est pas décisive. Cependant, le P. Garrucci l'a admis dans son recueil.]

Page 1