OBSERVATION VI
M° Dowel (cité par Stokes).
Il s’agit d’un policeman âgé de 25 ans et phtisique. A un moment donné le malade se plaignant d’une douleur excessive à gauche et d’une ‘dyspnée considérable on l’ausculta attentivement et on nota les phénomènes suivants :
« On constate l’existence d’une vaste cavité remplie d’air et de liquide et placée ‘à la partie antéro-inférieure du côté gauche de la poitrine. Dans ce point on entend un tintement métallique, du bourdonnement amphorique etle clapotement d’un liquide occasionné par les mouvements du cœur. On détermine l’apparition de ces bruits en faisant respirer le malade profondément ; le murmure respiratoire manque d’une façon absolue. La percussion révèle une sonorité parfaite dans cette région. Le son est plus clair qu’en arrière, dans la partie correspondante du poumon. Il n'y a cependant de matité dans aucun point de cette moitié de la poitrine. La respiration est faible au sommet gauche. En arrière et à la base il y a de gros râles muqueux et dans toute la moitié inférieure du poumon on entend un bruit de frottement manifeste. Pas de vibrations thoraciques en faisant parler le malade, la voix étant trop faible pour les produire... »
Le malade mourut six jours après, avec les mêmes symptômes à l’auscultation. Le délire avait paru céder aux préparations opiacées.
Autopsie 12 heures après la mort. « En ouvrant le thorax, la première chose qui frappe les yeux est le péricarde largement distendu et recouvrant le poumon gauche; en Pinci-
sant, on y retrouve les traces d’une inflammation violente. Les parois sont très épaisses, et une couche de lymphe épaisse comme du mortier en tapisse les deux feuillets. Le sac péricardique contient environ six onces de pus, ayant la couleur et la consistance du lait. La ‘paroi droite est percée d’une ouverture fistuleuse arrondie qui conduit dans une cavité anfractueuse située au niveau de la scissure inférieure du lobe supérieur du poumon droit; cette cavité contient le memediquide-que dans lé DÉFICARIC 2-0 CC ..... En soufflant par la trachée, l'air s'échappe en bulles à travers le liquide épanché dans le péricarde. Au moment où celui-ci fut incisé, on constata qu'il contenait de l’air. »
OBSERVATION [JVII.
Andral (Note dans l'Edition de Laennec.)
« J’ai eu récemment occasion d'observer une femme qui se plaignait des palpitations de cœur et chez laquelle chaque battement de cet organe s’accompagnait d’un bruit de gargouillement tout particulier ;ce bruit partait évidemment de la région précordiale et ne s'entendait qu'au moment où le cœur venait frapper les côtes; il était encore appréciable à une certaine distance de la malade. Il me parut vraisemblable qu’il y avait dans ce cas hydropneumopéricarde. »