OBSERVATION XVII
Friedreich (Les maladies du cœur. Traduction Lorber et Doyon p. 237).
Servante vigoureuse de trente-trois ans accouche de deux jumeaux à la Maternité, Quelques jours après les couches, frissons, puis épanchement pleurétique abondant à gauche. Puis apparurent de nouveaux symptômes : « Le 16 décembre, le son de percussion était alors clairet tympanique, surtout à la paroi thoracique antérieure; dans la région du cœur et sur le sternum, les sons du cœur étaient très clairs et présentaient le tintement métallique, comme les sons d’une cithare, et pouvaient être entendus de la manière la plus frappante, à une certaine distance de la malade. A l'exploration de la face thoracique postérieure, on vit aussi que à la partie supérieure du sac pleural gauche, où il y avait auparavant un son mat, il s'était établi un son de percussion clair, tympanique avec bruit respiratoire métallique. Quoique l’état de la malade qui gémissait, était atteinte de dyspnée au plus haut degré, avait les lèvres livides, l’expression de figure anxieuse, était couverte de sueurs froides, ne permit pas une exploration répétée et plus précise, les symptômes cités étaient pourtant assez caractéristiques pour faire admettre l’existence d’un pyopneumothorax et d’un pyopneumopéricarde, qui s'était manifestement développé pendant la nuit. La malade mourut le même jour, à deux heures du soir, après avoir encore
SSL RE eu quelques instants auparavant des secousses convulsives. »
Autopsie. — Pyopneumothorax à gauche « Le péricarde distendu donnait avant son ouverture un son de percussion clair et tympanitique. A l’ouverture de la cavité, il s’'échappa également un gaz puant et elle contient en outre une notable quantité d’un pus putride. »
Friedreich ajoute à la fin de son observation : L’exploration la plus attentive ne permit de voir aucune perforation de la plèvre pulmonaire ni du péricarde, et il est hors de doute que le développement des gaz dans les deux cavités séreuses, s’est produit comme conséquence des exudats putrides.
OBSERVATION XVII (Warburton Begbie (Edimbourg med. Journ. 1862).
Madame N.., mère de sept enfants, fut admise dans la chambre n° 13, le 20 juillet.
Depuis son entrée, on en vint peu à peu de plus en plus à cette idée que la malade souffrait d’une tumeur maligne de la portion inférieure de l’œsophage.
«22 Août.— Un régime soigneusement réglé a amené quelques soulagements. Diminution notable de la dysphagie et des vomissements. Le soir, la malade se plaint d’avoir mal à la tête et de souffrir dans la poitrine.
23 Août.—Des applications de sinapismes ont fait disparaitre la douleur. A l’auscultation du cœur, on entend distinctement dans la région un bruit de frottement péricardique, de va et vient. Pas d'augmentation dans la matité précordiale. Le soir, la malade perd connaissance pendant quelques instants; en revenant à elle, elle reste froide, et en apparence dans le collapsus, avec un pouls presque imperceptible. On lui administre du brandy. Applications chaudes à l’extérieur.