INTRODUCTION
On ne s’étonnera pas de ne trouver aucune conclusion à ce modeste travail. Alors que j'avais l'honneur d’être l’interne de M. Daniel Mollière, chirurgien-major de l'Hôtel-Dieu, j'eus l’occasion d'observer, dans son service, un cas fort curieux d'hydropneumopéricarde. La rareté du fait m'engagea à faire quelques recherches à ce sujet et à réunir les observations publiées dans les divers auteurs. Je les ai présentées de mon mieux ; comme dit le poète :
« Et qu’on fasse après tout, un enfant blond ou brun, Pulmonique ou bossu, borgne ou paralytique,
C’est déjà bien joli, quand on en a fait un, Et le mien a pour lui qu’il est fout historique. »
La première partie de ma thèse est consacrée à l'historique de la question ; la seconde con-
RENE tient toutes les observations d’hydropneumopéricarde que j'ai pu retrouver, y compris la mienne ; dans la troisième j'ai esquissé les principaux traits de la maladie.
Je préviens ici que j'ai souvent, à l’exemple de plusieurs auteurs, employé le terme de pneumopéricarde, pour celui d’hydropneumopéricarde : ce dernier est si long et si barbare, qu’on voudra bien m'excuser.
Que M. le professeur Lépine, qui a bien voulu accepter la présidence de ma thèse, recoive l'expression de ma vive gratitude.
Je remercie avec plaisir mon frère, qui a été le plus jeune, et non le moins zélé de mes collaborateurs.