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k^J a 9 W ]} U 13 Jl 15 16 17 16 13 iO îi
Voyons mainteuaut tj^uels sont les résultats de mes mensurations :
Sur 1,016 élèves nous avons trouvé :
Myopie égale des 2 yeux 173 élèves, soit 17,02 "/'o
Myopie des 2 yeux 215 — 21,16
M., M. C AsM 1 œil, E. l'autre 262 — 25,78
H. + AsM. simple 327 — 32,18 7„
Hypermétropie manifeste 24 — 2,36
Hm. + AsH 54 — 5,31
Si au lieu de calculer sur le nombre des élèves, nous prenons le nombre des yeux, nous obtenons les chifFrçs suivants :
Myopie (sur 2,032 yeux) 454 — 22,38 7.
AsM 114 — 5,61
Hm 49 — 2,41
AsH 38 — 1,87
Je crois devoir attirer particulièrement l'attention sur le cliiffre des myopes, soit 22,38 car c'est la première fois que nous possédons sur un établissement français des données portant sur le nombre total des élèves d'un même lycée. En effet, les travaux importants de Szokalski sur le lycée Charlemagne et le lycée Louis-le-Grand, publiés en 1848, remontent à une époque où nos connaissances sur la réfraction de l'œil étaient plus qu'élémentaires. Ce qui leur ôte un peu de leur valeur, c'est surtout les résultats des classes élémentaires des 6° et 7" arrondissements de Paris, où sur 6,300 élèves il ne trouve pas un seul cas de myopie. Voici du reste ses propres chiffres :
Collège CharlemagMe.
9" classe,
65 élèves,
0 myopes,
soit 0,0 "/„
Lycée Louis- le- Grand.
170 élèves,
myopes,
soit 14,6 « 0
Classes élémentaires des 6" et T arrondissements. . 6,300 élèves, 0 myope, soit 0,0"/.,
Si l'on additionne tous les chiffres, nous obtenons :
7,277 élèves, 114 myopes, soit 1,5 "/o
/ Collège Charlemagne {classes supérieures seules). \ \ ' 458 élèves, 77 myopes, soit 16,6 "'„ /
Quant aux recherches de Gayat dont nous avons déjà parlé en commençant, nous sommes loin de les rabaisser comme le fait Hoffmann , et nous croyons ses examens très-exacts, mais nous lui reprocherons d'avoir étudié des sujets trop jeunes, souvent incapables même de répondre d'une manière satisfaisante, d'avoir choisi des écoles très-disparates, sans point de comparaison, et enfin de s'être trop fié aux seules réponses des élèves, ce qui fait . que ses résultats étant trop disséminés et ne portant pas sur tous les élèves d'établissements identiques sous le rapport des conditions du travail et du log-ement, que ses résultats, dis-je, ne peuvent prétendre être l'expression rigoureuse et mathématique des faits.
Mais revenons à notre éxamen du Lycée de Lyon. Ce vaste établissement renferme trois classes d'élèves, les internes, les demi-pensionnaires et les externes. Nous avons voulu nous rendre compte de l'influence que pourrait exercer ce mode de travail différent ; nous avons donc dans les tableaux II à V (p. 132) admis trois rubriques : e. , d., i., correspondant aux trqis classes d'élèves. Sur 454 yeux myopes nous en trouvons :
134 chez les internes = 29,52 "j,,
75 chez les demi-pension .. . = 16,52 245 chez les externes = 53,96
Comme sur le nombre total des élèves examinés il y a :
204 internes = 20,08 7„
129 demi-pensionnaires = 12,70
683 externes =67,22
il en résulte, en calculant la proportion, que nous obtenons :
Internes : yeux myopes = 32,84 "/„
Demi-pensionnaires ^ 29,07
l^xternes = 17^93
Il n'est pas permis de méconnaître dans ces chiffres l'in-
fluence qu'exerce sur la vue des élèves un séjour plus ou moins proloug-é dans les murs du Lycée.
Nous n'entrerons pas ici dans de longues considérations sur les degrés de la myopie, il est facile de s'en rendre compte en examinant le tableau n" II, nous nous contenterons de faire remarquer que les myopies fortes sont beaucoup moins fréquentes que les faibles degrés. Chez les adultes nous considérons, en général, comme forte myopie celle de 6 D. ( — 1/6) et au-dessus ; mais à l'âge des élèves il nous faut considérer comme telles celles qui atteignent 3,50 D. ou (1/10). Or, en additionnant tous ces yeux nous en trouvons 95, soit 21,36 "joàe tous les yeux myopes.
Si maintenant nous jetons encore, en terminant, un coup d'œil sur les courbes représentées dans les figures 1 et 3, nous voyons que, sauf des variations peu importantes, la ligne de la fréquence de la myopie à Lyon est assez rapidement ascendante de 7 à 15 ans, pour redescendre assez promptement après cet âge. C'est là, comme on peut le voir dans la figure 3, un résultat qui ne concorde avec aucun des examens faits lautre part, en Suisse, en Russie en Allemagne ou h, New- York. Il nous est impossible de donner une explication rationnelle de ce fait dont nous certifions la rigoureuse exactitude ; il tient probablement à ce que notre examen porte sur un trop petit nombre d'élèves, et il est probable que nous obtiendrons un tout autre résultat lorsque de nombreuses recherches pareilles aux nôtres nous permettront de donner une courbe que nous puissions considérer comme courbe de la myopie en France ou même à Lyon ; la nôtre n'est pas autre chose que celle du Lycée. En tous les cas nous pouvons, dès aujourd'hui, constater que le nombre des élèves qui quittent le Lycée après 16 ans est très-considérable. Pour 132 élèves de 16 ans, nous n'en trouvons plus que 92
à 17 ans, 73 à 18. et 43 à 19. Ce fait ne suffît point toutefois pour expliquer notre courbe, car dans les fig^ures 2 et 3 elle sig-nifie non le nombre absolu, mais le nombre proportionnel pour 100 yeux. Il y a donc ici peut-être une simple coïncidence ; ou bien serait-il permis d'admettre que la myopie aurait été une des causes qui auraient engagé les parents à retirer leurs enfants du Lycée ?
Nous voyons en outre, si nous examinons notre courbe dans son ensemble , qu'elle est plus favorable que celle de Pétersbourg et de Berne, mais beaucoup moins que celle de New- York. Le nombre des myopies jusqu'à l'âg-e de 16 ans est plus fort à Lyon qu'à Lucerne , mais après cet âge la proportion se renverse et la courbe de Lyon est sensiblement meilleure.
J'arrive maintenant aux conclusions en laissant de côté ce qui se rapporte aux autres anomalies de la réfraction, car ceux que ces questions intéressent trouveront toutes les données qu'ils peuvent désirer dans les tableaux III, IV et V. Je signalerai seulement en passant le chiffre élevé des astigmates.
On a, selon moi, trop accusé l'école qui n'est pas la seule cause et la seule origine de la myopie. Je maintiens tout ce que j'ai avancé , en 1874 , dans mon mémoire sur le lycée de Berne et au dernier congrès de Genève (1) sur l'influence de l'hérédité et de la race. Les dernières recherches de Lo ring à. New- York corroborent mon opinion. En effet, il a trouvé dans les mêmes écoles de New- York que, suivant la nationalité des élèves, la myopie se répartissait de la manière suivante :
(1) Compte roQdu du Congrùs international, 1878, p. 756.
Allemands 23,23 «/n
Américains 19,35 "/o
Irlandais 14,28 "/„
Pflueger de son côté a trouvé dans sa statistique sur les instituteurs suisses 14,37 °/, de myopie chez les instituteurs de la Suisse française, et 24,3 "/„ chez ceux de la Suisse allemande,
Callan a examiné les yeux de 457 enfants de couleur (nègres ou indiens ?) dans deux écoles de New- York. L'âge des enfants variait de 5 à 19 ans. Il trouve seulement 2,6 "/„ de myopes, dont 3,4 7o dans les classes supérieures et 1,2 "/„ dans les inférieures.
Reich à Tiflis (Voir Bibliographie) a trouvé dans le :
Russes Arméniens Géorgiens Gymnase classique . . 30 »/" 38 45 7° de myopes Gymnase des filles . . 30 24 21 —
École de la ville 2 14 14 —
École normale 8 25 10 —
Soit en somme plus de myopes chez les Arméniens et les Géorgiens que chez les Russes.
Je suis cependant obligé de reconnaître que j'avais assigné à la France une place trop belle en me basant sur les chiffres de Szokalski et de Gayat. Si la proportion des myopes en Allemagne, en Suisse, et en Russie varie de 25 à 35 "/„, Lyon suit de bien près avec 22,38.
D'autres villes en France donneront peut-être une meilleure statistique, car il est possible que les brouillards persistants de l'hiver aient sur le développement de la myopie une influence sensible.
Vous voyez, Messieurs, le mal existe dans une proportion
inquiétante, et c'est pour nous un devoir sacré de le combattre par tous les moyens en notre pouvoir.
Les élèves n'ont pas tous pu me donner des indications positives sur les cas de myopie qui existent dans leurs familles respectives. Sur 445 élèves j'ai obtenu les renseignements suivants : étaient myopes le grand-père dans 9 cas, la grand'mère dans 6, le père dans 43, la mère dans 39, le frère dans 26, la sœur dans 17, l'oncle maternel 6, l'oncle paternel 2, la tante 3, les cousins dans 5 cas. Ces chiffres n'ont aucune prétention d'être l'expression complète des faits, ce sont les résultats des questions adressées à chaque élève examiné.
Avant de passer aux conditions hygiéniques que, vu les faits précédents, nous sommes en droit d'exiger de l'école, nous devons encore indiquer ici quelques détails.
Une des altérations les plus fréquentes que l'ophthalmoscope fasse reconnaître dans les yeux myopes est un croissant blanchâtre, situé ordinairement à la partie externe de la papille du nerf optique et auquel Jaeger donnait le nom de « lunula », ou que plus tard, d'après Arlt, on appela staphylôme postérieur. Grsefe crut y reconnaître un processus inflammatoire et proposa le nom de sclérotico-choroïdite postériew^e. Kuionrà'hm presque tous les oculistes et Grœfe lui-même, dans les dernières années, ont réservé ce dernier nom pour une affection beaucoup plus étendue, de nature incontestablement inflammatoire et qui est pour ainsi dire un intermédiaire entre la simple lunule et la choroïdite atrophique, telle qu'on la rencontre dans les myopies progressives excessives. — Le nom de staphylôme postérieur a également été abandonné, parce que l'on a pu reconnaître que dans bon nombre de cas il n'y avait aucune ectasie, condition sine qua non du staphylôme, et les Allemands ont, dans ces dernières années, désigné sous le nom
de conM5 l'affection en question. Cette dénomination me paraît assez mal choisie, et je préfère beaucoup celle de lunule qui, ne préjug-eant rien de la nature du mal, en indique du moins la forme. En effet, il résulterait de nombreuses observations que la lunule n'est point un processus inflammatoire, mais bien un reste de la py^otuhérance sclcroticale du fœtus, comme Liebe (1) l'admettait déjà en 1862. Nous avons rencontré chez nos 445 élèves, soit sur 890 yeux examinés, la lunule 189 fois : 158 fois dans des yeux myopes, 18 fois avec l'astig-matisme myopique, 4 fois dans l'emmétropie, 3 avec l'hypermétropie manifeste et 6 fois avec l'astigmatisme hypermétropique. Elle était en dehors 181 fois, en haut 1 fois avec M. et 1 fois avec AsM., en bas 4 fois avec AsM. et 1 fois avec M., et en dedans 1 fois avec x\sM. — En somme, sur 158 lunules avec M. elle n'occupe que 2 fois une position anormale, tandis que sur 18 avec AsM., elle l'est 6 fois, soit dans un tiers des cas. C'est là un fait qui demande de nouvelles recherches dans des cas beaucoup plus nombreux, mais qui n'avait pas encore été signalé dans l'histoire de l'astigmatisme.
Nous avons observé, en outre, 4 cas de scléro-choroïdite postérieure bien caractérisés, avec choroïdite atrophique partielle.
Le tableau n° 1 renferme la liste des autres cas pathologiques observés ; quelques détails toutefois ne seront pas sans intérêt. Sur les 1,016 élèves, nous n'avons noté que 7 cas de traumatisme, soit 1 blessure de la paupière supérieure, 1 tache de la cornée avec vision — 20/l suite de kératite traumatique, et une seconde avec vision 20/xxx après combustion superfî-
(1) F.-\V. Liobe, Bcmcrkungcn ueber Slaphi/lôina sclcroticae posticu:n incimens und progressive Mt/opic. Diss. Leipzig, 1862.
cielle par de la poudre enflammée (1) ; 1 synécliie antérieure (Vz=20/cc) avec cristallin transparent, blessure de couteau;
1 ectopie pupillaire avec V=20/xx par éclat de capsule. Ce cas est d'autant plus remarquable que les blessures par éclat de capsule sont ajuste titre considérées comme excessivement graves ; il m'a été impossible de découvrir la localisation du frag-ment métallique. — Il me reste à citer comme traumatismes 1 cataracte résorbée en grande partie, avec synécliie antérieure (blessure de ciseaux) et 1 cas de cboroïdite disséminée dans tout le fond de l'œil droit (V=15/cc) après un coup de pierre reçu dans la région infra-orbitaire ; l'autre œil est sain, sauf une M. 1/36 (1 D.). — Nous avons constaté cbez le jeune D.., une légère cataracte stratifiée des deux yeux; malgré cet obstacle aux rayons lumineux, la vision de l'œil gauche est = 20/xx, mais difficilement, celle de l'œil drt)it à peine 20/cc. Le frère de ce jeune homme a l'œil droit emmétrope et normal , mais à l'œil gauche une amblyopie congénitale , V = 20/c. Chez un jeune garçon de 15 ans 1/2 nous avons constaté des synéchies postérieures à la partie inférieure de l'iris de l'œil droit, et chez un autre de 17 ans 1/2, avec M. 1/18, des fibres nerveuses à doubles contours (épanouissement du nerf optique), en haut de la papille dans l'œil droit, en bas dans l'œil gauche. Mentionnons enfin 11 cas de strabisme convergent et 2 de strabisme divergent, 1 nystagmus et 16 daltonistes.
(1) Dans notre tableau I nous n'avons indiqué que 5 traumatismes, ces
2 derniers cas ayant été comptés avec les taches de la cornée.
CONDITIONS HYGIÉNIQUES DU LYCÉli DE LYON.
Passons maintenant à la deuxième partie de notre travail, à l'examen des conditions hyg-iéniques du Lycée de Lyon. Nous devons envisager ici successivement la g-randeur des classes, l'éclairage, le chauffage et la ventilation, enfin, last but not least, le mobilier scolaire.
Je ne m'arrêterai pas longtemps à la grandeur des classes, car elle n'a qu'indirectement, par l'éclairage, une influence sur l'hygiène oculaire. Toutefois, comme nous voulons étudier les conditions nécessaires à tout établissement scolaire, nous mentionnerons en passant les résultats de l'expérience. M. Riant, dans s,on Hygiène scolaire (1874) et dans son Hygiène de L'éducation dans les internats (1877), exige 4 à 5 mètres cubes d'air par élève. M. Pointe, médecin du collège royal de Lyon, réclame même, dans son Hygiène des collèges (1846), 12 à 13 mètres cubes. Dans différents rapports sur l'Exposition de Vienne, les auteurs sont d'accord d'exiger de 5 à 7 mètres cubes comme minimum. Aujourd'hui nous sommes donc moins exigeants qu'en 1846. Sous ce rapport, les classes du Lycée de Lyon, même en tenant compte de tout l'espace perdu par des gradins très-élevés, ne laissent rien à désirer. C'est ainsi, par exemple, que nous avons obtenu par le cubage les chiffres suivants :
Les classes pourraient contenir :
à 5 m. cubes.
à 7 m. cubes.
IMiilosopliie, II" 2" division,
IIP 2" —
V« 2' — VP 1" — Chimie, Physique,
49 élèves
35 élèves.
etc.
etc.
etc.
Or, les seconds de ces chiffres sont rarement dépassés, et les premiers jamais atteints. Il serait, du reste, très-facile d'augmenter sensiblement le cubage de la plupart des salles en enlevant les gradins ou du moins en les diminuant des deux tiers de leur hauteur.
Quant à la question de Ycclairage de jour, nous devons nous en tenir aux résultats obtenus à l'Exposition de Vienne, dont les quelques exposants disséminés dans les galeries du Champ-de-Mars semblent n'avoir pas tenu compte. Voici les conditions indispensables de tout bon éclairage, en admettant que les croisées donnent à l'air libre ou dans des rues et des cours assez larges pour ne pas ôter la lumière. A l'Exposition de Vienne il y avait sept écoles ou modèles exposés. L'école portugaise était la plus obscure avec 17,6 décimètres carrés sur 1 mètre carré de plancher; les suivantes avaient 20,6; 25,7; 28,6; 32, et l'école Franklin, de Washington (modèle), 52,9 décim. carrés, toujours sur 1 mètre. Une étude attentive a démontré que l'éclairage des deux premières était insuffisant, celui des trois suivantes assez bon, et celui des deux dernières très-bon. Nous pouvons donc poser aujourd'hui en principe que 25 décim. carrés par mètre de surface est le
minimum, 30 dècim. carrés la proportion normale pour une salle bien éclairée.
La lumière doit, en outre, toujours venir du côté gauche, afin que l'écolier ne fasse pas ombre sur le papier avec sa main et sa plume ; en tous les cas, il n'y aura jamais de fenêtre eu face des élèves et si c'est possible pas en face du maître. Nous ne proscririons pas le travail sur une table placée dans l'embrasure d'une fenêtre, car alors la lumière vient d'en haut et non pas d'en face. La lumière d'en haut et un peu en avant est la plus favorable pour les classes de dessin, à moins d'avoir pour cela, comme dans les ateliers des pein très, de grandes fenêtres situées au nord. L'org-anisation la plus défectueuse est lorsque le pupitre du maître, vers lequel se dirig-ent constamment les yeux des élèves, se trouve dans l'ombre entre deux fenêtres. Or, nous retrouvons cet arrang-ement dans huit classes du Lycée, soit dans les classes X, VHP 2, VI? 1, VF 1, V^^ 1, IIP 2, IP 2 et Philosophie. — La lumière vient de droite et de g-auche dans les classes d'Histoire naturelle, de Rhétorique, VP 2, IV^l, IIP 1, P2, Spéciale IP 1 et P I. Elle ne vient du côté gauche que dans la 1'° Primaire, V''2, IP 1, P 1, Spéciale IV% Mathématique élém. IP, Physique et Chimie. Elle vient de droite dans toutes les autres classes qui étaient inoccupées lors de notre visite. Quant aux quartiers les bancs étant régulièrement disposés sur les trois côtés de la salle où ne se trouvent pas les fenêtres, quelques élèves ont la lumière à gauche, quelques-uns en face et les autres à droite. — Un changement dans la disposition des bancs remédierait facilement à ces graves inconvénients; mais il faudrait pour cela enlever ou changer les gradins des classes mal disposées. Quant à la quantité de lumière, elle est partout insuffisante. La classe la plus favorisée est celle de Chimie avec 11,46 m. carrés de vitre {correspondant à 1 7,36 déc. car.
par mètre), au lieu de 16"' 50 qu'il faudrait au taux de 25 déc. carrés ou de 19"' 82 au taux de 30 déc. carrés par mètre de surface; ensuite vient celle de Physique avec 9,87 m. carrés de fenêtre sur 66 m. 50 de surface, soit U,8^ déc. carrés sur 1 mètre carré de plancher, tandis qu'il faudrait 10,62 m. carrés à raison de 25 décim. carrés ou 19,97 m. carrés pour 30 déc. carrés, toujours sur 1 mètre carré de surface.
On peut juger par ces chiffres des conditions des autres classes toutes moins bien favorisées. Il n'y a pas au Lycée une salle qui ne nous rappelle ces paroles de Gœthe mourant : Licht melir Licht ! De la lumière, davantage de lumière !
« Quand on le jugera utile, il sera aisé de procurer plus de jour en agrandissant quelques-unes des portes et des fenêtres », écrivait déjà, en 1846, M. le docteur Pointe. Il paraît que depuis 1846 on ne l'a pas encore jugé utile. Si l'on nous reprochait que la grandeur des fenêtres telles que nous les réclamons jurerait avec l'architecture du bâtiment du Lycée, nous répondrions avec Riant [l. c, p. 94) : « Il y a une architecture d'école comme il y a une architecture de palais ; l'une n'est pas moins digne d'étude que l'autre, et l'on manque autant au goût qu'à l'hygiène en oubliant qu'ici la véritable beauté consiste surtout dans la parfaite adaptation du bâtiment à sa destination (1). »
« La lumière ne doit pas non plus pénétrer trop vive dans la classe : des persiennes doivent être établies, des rideaux placés aux fenêtres pour modérer l'éclat du jour.
Dans les écoles construites par le comité der Schulfreunde, en Autriche, on a adopté un système de rideaux à rouleaux qui, au lieu de se développer de haut en bas, se déploient de
(1) Voir les publications do Barnard, School Architecture, do J. Emerson, etc
bas en haut; il en résulte que la lumière, au lieu de pénétrer dans la salle par en bas, — condition défavorable à la vue, parce qu'elle tombe alors sur les yeux des élèves, — ne peut arriver que par en haut. » (Riant, p. 95). Nous avons vu ce système appliqué à Berne à l'école des filles, dirigée par M"" J. V. Widmann, et nous avons reconnu qu'il était excellent.
Quant à Vèclairage artificiel, nous devons nous guider par les mêmes principes. On se servira de la lampe carcel, modérateur ou du gaz. Ce dernier combustible est bien préférable, mais on devra éviter absolument le vacillement de la lumière, et pour cela proscrire les becs dits papillons et ne prendre que des becs argands avec tubes, ou mieux encore le bec Monier, tel qu'il est en usage au Lycée de Vanves. La lumière viendra toujours du côté gauche ; une première rangée de becs de gaz sera, comme dans l'école réale d'Up.sal (Suède), placée entre les croisées, le long du mur extérieur. Si la classe est profonde, une deuxième et même une troisième rangée de becs peut être nécessaire, mais toujours à la gauche des bancs. La lumière sera toujours au moins à 1 mètre au-dessus de la tète de l'élève pour éviter la chaleur. M. Vernois (1) réclame V\20 à r",50 ; mais je travaille le soir depuis une douzaine d'années ayant un bec argand 1 mètre audessus, 50 centimètres à gauche et 50 en avant de ma tête, sans en avoir jamais éprouvé la plus légère fatigue. Or, il est évident que tout éloignement inutile de la lumière se traduit par une diminution de son intensité, en raison directe du carré de la distance.
Les détails ci-dessus suffiront pour donner une idée de ce
(1) Vernois, Rapport sur l'état hijgicniqiic des Lycccs de l'Empire,
qu'il fciudrait faire au Lycée, toutefois il est juste d'ajouter que l'étude de l'éclairage artificiel n'intéresse directement que les élèves internes. Nous citerons encore pour terminer une note de l'ouvrage de Riant, p. 92, qui pourrait aussi trouver quelque application. « Nous ne parlons pas ici, ditil, des écoles assez mal situées pour que les classes privées de la lumière aient besoin d'être artificiellement éclairées une grande partie du jour. L'hygiène réclame bien entendu, et de la manière la plus formelle et la plus urgente, la suppression de pareils locaux. » (Voir par exemple les classes VIII" 2, VP 1, etc.).
Sous le rapport du chauffage (qui quoique n'ayant pas un rapport direct avec l'hygiène oculaire, nous intéresse toute fois à cause de la congestion qu'une trop grande chaleur cause aux organes céphaliques, congestion si préjudiciable à tous égards, mais particulièrement chez les enfants affectés de forte myopie) je citerai quelques lignes de l'ouvrage déjà mentionné du docteur Pointe [l. c, p. 105).
« Chauffage et ventilation étudiés dans le Collège de Lyon : Dans les lieux habités par des personnes livrées aux travaux de l'esprit, et surtout pour des enfants ou des jeunes gens dont l'accroissement est loin d'être achevé, le chauffage et la ventilation doivent, plus que partout ailleurs, être entretenus, mais avec une certaine mesure.
« Quelques pièces de l'établissement sont encore chauffées par la combustion de la houille dans des poêles en fonte, qui consomment beaucoup, distribuent très-inégalement la chaleur, dessèchent trop l'air, et sont enfin une cause incessante de malpropreté. Il est décidé que ce système sera complètement remplacé par celui des calorifères, généralement adopté aujourd'hui. Au moyen des calorifères, on peut, en effet, . entretenir d'une manière égale et permanente, sur
tous les points d'un appartement si grand qu'il soit, une température de quinze degrés, reconnue nécessaire dans les lieux d'habitation, comme une des conditions d'hygiène les plus favorables à la santé, à l'accroissement et au développement des forces. On a déjà commencé à chauffer ainsi les infirmeries, les salles d'étude et les parloirs ; on généralisera cette amélioration au fur et à mesure que l'état des finances de la maison le permettra. »
Aujourd'hui tout est encore dans le même état, mais nous avons de bonnes raisons d'espérer que l'on ne tardera pas à exécuter les décisions prises déjà en 1846.
Nous n'entrerons dans aucun détail sur la ventilation, car comme elle est intimement liée au système de chauffage et d'éclairage, toute amélioration de ces deux systèmes amène nécessairement une meilleure ventilation. Mentionnons seulement en passant que l'expérience n'a pas été favorable aux calorifères à air chaud et qu'on leur préfère aujourd'hui à juste titre ceux à eau chaude à basse pression, tels qu'ils existent, par exemple, au Lycée de Vanves et à la nouvelle École Monge à Paris. Ce système devra être étudié pour toutes les nouvelles constructions, mais pour les anciennes, il suffira de remplacer les poêles actuels par un des nombreux modèles perfectionnés admis en Amérique, eu Suisse ou ailleurs.
Il nous reste à étudier une des réformes les plus urfi-entes, celle du mobilier des classes, c'est-à-dire des tables et des bancs, et nous insisterons d'autant plus sur ce point que, à part quelques honorables exceptions au nombre desquelles le Lycée de Vanves et l'École Monge, déjà plusieurs fois cités, méritent une mention spéciale, la France est sous ce rapport restée bien en arrière, non-seulement de tous les
pays qui l'environnent, mais même de l'Australie, du Canada, des États-Unis, de la Russie, etc.
Quant au Lycée de Lyon, les deux classes primaires ont seules des bancs à, peu près bons, tous les autres sont absolument mauvais. (Ceux d'entre vous qui ont assisté à Paris à la dernière réunion de 1' « Association française pour l'avancement des sciences », ont pu se convaincre que l'on n'était pas mieux partagé au Lycée Louis-le-Grand).
Ainsi, par exemple, dans la classe de VIP 2'"° nous trouvons des tables qui n'ont que 22 centimètres de large avec 15 cent. de distance entre le banc et la table. Les tables ont 24 c. dans la IX", 40 cent, dans d'autres et même 50 cent, dans la Préparatoire, mais partout la distance est de 10, 12 ou 15 cent.
Le nombre des modèles proposés ou admis dans les divers pays est si grand qu'il nous sera impossible de les nommer tous. Nous nous contenterons donc d'indiquer les conditions requises et les principales solutions proposées depuis , que le docteur Guillaume (de Neucliâtel) a démontré en 1864, dans son Hygiène scolaire, l'influence pernicieuse du mauvais mobilier scolaire alors partout en usage, influence à laquelle il attribue la présence chez plus de la moitié des élèves du gymnase de Neucbâtel d'une maladie particulière qu'il appelle « le goitre scolaire ». Après qu'il eut noté l'augmentation rapide sinon le développement de la myopie, les épistaxis répétées et les nombreuses déviations de la colonne vertébrale, l'attention des médecins fut appelée sur ses inconvénients et l'on se mit à étudier la position normale de l'écolier.
Pour que l'enfant travaille sans fatigue il faut tout d'abord que, lorsqu'il est assis, ses genoux à angle droit,
le pied repose sur le plancher ou sur une traverse placée à une hauteur convenable. Une fois dans cette position ,
la hauteur de la table se trouve eu laissant tomber le bras perpendiculairemeut le long du thorax et en fléchissant l'avant-bras dans l'articulation du coude, de manière à former un angle d'environ 80 degré (un peu plus petit que l'ano-le droit) ; si maintenant on fait mouvoir le bras directement d'arrière en avant, l'avant-bras doit effleurer le rebord de la table sans être pour cela aucunement gêné dans ses mouvements. Il faut encore que le corps de l'élève ne puisse pas se pencher en avant, et dans ce but le rebord postérieur de la table doit être exactement perpendiculaire au bord antérieur du banc; nous donnons un peu plus loin un dessin d'une bonne table d'école qui va même plus loin et fait avancer le bord du banc'.de 2 centimètres au-dessous de la projection du rebord de la table. Cette disposition ne présente pas de sérieux inconvénients, mais elle dépasse les limites des exigences absolues. - Il résulte de ce qui précède qu'il faut adapter le banc à V élève et non V élève au banc. C'est-là, semble>t-il, une vérité à, la Palisse, mais malgré cela elle a soulevé plus d'une objection parce que la mise en pratique de cet axiôme exige une gradation des bancs et des tables d'après là grandeur des élèves, et par conséquent une complication considérable de mobilier scolaire.
Pour mieux faire saisir ces objections, nous citerons une page du rapport des délégués des cantons suisses à l'Exposition de Paris de 1867 (1) :
\ Les tables plates, dit M. Biolley, sont, croyons-nous, généralement mises de côté; tout le monde a compris les avantages des plans inclinés et cette innovation a passé dans nos mœurs scolaires.
(1) Rapport sur l'Exposition do Paris en 18('.7, par A. Daguct. sanne, 1868, p. 90.
« Mais voici venir une autre question qui se présente à la sollicitude des pédag-ogues : les tables doivent-elles être de hauteurs différentes, afin d'être appropriées à la taille des élèves, et cette gradation doit-elle avoir lieu dans les classes comme dans les écoles où il y a des enfants d'âges bien différents ?
« Autres questions posées par la pédagogie moderne :
« Les tables d'école doivent- elles avoir des dossiers ou non ; doivent-elles être restreintes de longueur de manière à n'offrir qu'une place ou deux chacune ?
« Certes, si nous ne voyions que le développement physique des enfants, si nous étions médecin, nous répondrions affirmativement à ces questions, mais nous sommes instituteur et nous avons pour mission de développer les facultés intellectuelles et morales des élèves; à ce titre-là, deux objections se dressent devant nous, qui nous font hésiter. Voici ces objections :
« Si vous placez les enfants à l'école d'après la taille, vous anéantissez le stimulant du rang, qui, bien certainement, a sa valeur; voilà pour l'intelligence.
« Si vous placez les enfants d'après la taille , vous êtes condamnés à voir peut-être deux enfants vicieux éternellement assis l'un à côté de l'autre; vous les rivez ensemble, pour ainsi dire, et, en même temps, vous rivez leurs défauts. Or, le moyen de les corriger ?... Voilà pour le moral. »
Parmi les pays qui ont exposé des bancs et des tables, la Prusse et la Suède tiennent la première place.
« i: école prussienne, dit M. BioUey, renferme 9 tables d'environ 3 mètres 10 c. de longueur et pouvant contenir 6 ou 7 élèves. La dernière seule, affectée aux enfants les plus jeunes, est pourvue d'un dossier. Ces tables sont à plan in-
cliné et il y a gradation entre leur hauteur. Voici, à ce sujet, quelques données en chiffres :
« Première table: Hauteur, 70 à 72 centimètres ; hauteur du banc, 45 cent. ; différence, 25 cent.
« Dernière table : Hauteur, 54 à 55 cent. ; hauteur du banc, 33 cent. ; différence, 21 cent.
« Ainsi, entre la première et la dernière table, il y a une différence de hauteur de 16 cent. ; et entre les bancs il y a 12 cent.
« Ces tables sont noires ; on y est bien assis ; elles sont pourvues de cases et elles offrent à l'œil le spectacle de la simplicité unie au bon g-oût et à l'élégance.
« Les tables de V école primaire de Suède, au nombre de douze, sont à une seule place; elles sont de couleur jaune; elles sont pourvues de dossier ; en voici la hauteur comparative :
« Première table : Hauteur, 74 à 80 cent. ; hauteur du banc, 45 cent. ; différence, 29 cent. Le dossier a 85 cent, de haut.
« Dernière table : Hauteur, 60 à 65 cent. ; hauteur du banc , 35 cent. ; différence, 25 cent. Hauteur du dossier, 70 cent. »
« La plupart des pédagogues qui ont écrit sur l'Exposition, 'dit M. Daguet, donnent la préférence aux tables suédoises, si propres, bien polies, aux angles arrondis, en bois de chêne. Mais, outre que le bois ne coûte pas grand' chose en Suède, on se demande si l'application de ce système ne serait pas trèsdifficile dans nos écoles publiques , où manquent à la fois l'argent et la place. »
Les tables et bancs de l'école américaine n'ont pas frappé M. Biolley, et méritent cependant aussi l'examen, car chaque table, fixée sur des supports en fer et portant avec elle un
banc, n'offre de place que pour deux élèves, ce qui permet à l'enfant de sortir sans déplacer ni déranger ses compag-nons de banc. Les bancs sont reliés les uns aux autres par une combinaison ingénieuse , le dossier de l'un supportant la table et le pupitre destinés aux élèves assis sur celui qui vient immédiatement après. Chaque banc se relève au moyen d'une charnière pour permettre de prendre place plus aisément. Les supports sont munis d'un système de crémaillière au moyen duquel on hausse ou on baisse les tables suivant la taille des enfants. »
Voilà donc déjà trois objections que les pédagogues firent aux observations médicales : 1° Vous compliquez inutilement le mobilier scolaire ; 2° Vous nous enlevez le stimulant du rang, et 3° En plaçant l'un à côté de l'autre deux enfants vicieux, vous rivez ensemble leurs défauts. Une quatrième objection fut pendant longtemps la pomme de discorde entre les médecins et les instituteurs. Nous voulons absolument supprimer toute distance horizontale entre la projection verticale du rebord postérieur de la table et le rebord antérieur du banc, disaient les médecins, c'est là une condition sine qua non d'une bonne tenue, d'une attitude physiologique. Dans ce cas, répondaient les pédagogues, l'enfant aura beaucoup trop de peine à entrer dans le banc et ne pourra pas se tenir debout pour la prière ou la récitation, ce qui est indispensable.
Voyons maintenant comment ces difficultés ont été résolues. En 18(57, la complication du matériel scolaire était en effet effrayante : l'école prussienne avait 9 numéros de bancs différents, et l'école suédoise, qui remportait tous les suffrages, n'en avait pas moins de 12. .Or figurez-vous le triage qu'il faudrait faire tous les six mois, mieux encore tous les trois mois, dans un lycée qui, comme celui de Lyon, compte 1,500
places, y compris celles des salles d'étude. Aujourd'hui il est démontré que trois grandeurs diverses suffisent pour chaque classe et que, les mêmes se retrouvant dans plusieurs classes, 0 modèles suffisent pour tout un lycée. Ainsi, si dans une classe il y a 7 rangs de tables, on en mettrait 2 de petites, 3 de moyennes et 2 de grandes. En outre, si l'on place les plus petites en avant, les moyennes au milieu, et les plus élevées en arrière, on arrive en mçme temps à supprimer les gradins qui prennent inutilement une si grande place, et à mettre directement sous l'œil du maître les plus petits élèves, c'està-dire ceux qui ordinairement ont le plus besoin de surveillance.
Secondement , si au point de vue pédagogique l'on tient absolument à conserver le stimulant du rang, il suffira d'avoir dans chaque classe un tableau d'honneur sur lequel les élèves seraient, chaque semaine ou chaque mois, inscrits d'après leur rang.
La troisième objection tombe d'elle-même. En effet, il n'y aura pas dans chaque classe une seule table de chaque grandeur, mais selon les besoins une ou plusieurs rangées, et le maître ne sera nullement forcé d'accoupler « toute leur vie » deux élèves qu'il aurait avantage à tenir séparés.
Cinq solutions ont été proposées et essayées pour résoudre la quatrième objection :
1° On a adapté une charnière au milieu de la table devant chaque élève, ce qui lui permettait de se lever en relevant comme un pupitre la moitié de la table, qui sans cela l'aurait gêné. Ce système a généralement été abandonné, toutefois nous l'avons retrouvé dans plusieurs modèles exposés aujourd'hui au Champ- de-Mars.
2° On a établi deux coulisses sous la table de chaque élève, de manière à ce qu'il puisse pousser devant lui la table qui
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sans cela l'empèclierait de se tenir debout. Ce système semble a priori trop compliqué ; cependant nous l'avons vu appliquer à plusieurs classes de l'école cantonale de Berne, et les professeurs nous ont assuré n'en avoir jamais été incommodés et ils en exprimaient au contraire leur entière satisfaction.
3" On a donné à chaque élève un siège séparé de telle sorte qu'il pouvait facilement se tenir debout à côté de sa place.
4° On a muni chaque siège d'une charnière comme cela se fait pour les fauteuils d'orchestre.
Avec toutes ces modifications on peut conserver la longueur actuelle des bancs.
5* On a fait des bancs de deux places seulement ou même d'une seule, et ainsi l'élève pour se lever se tient à côté de sa place. Nous allons voir maintenant les résultats de l'expérience.
Si nous avons rencontré trois modèles différents à la première Exposition de Paris, il n'y en avait pas moins de 47 à celle de Vienne. On comprendra que nous ne les citerons pas tous, d'autant plus que deux d'entre eux, la nouvelle table de Kunze et celle d'Olmutz, répondent à toutes les exigences d'une hygiène scolaire rationnelle; aussi petit à petit les pédagogues les plus récalcitrants ont-ils fini par se soumettre. Le problème était résolu.
Nous donnons ici (fig. 4) le dessin et toutes les dimensions des six grandeurs d'un modèle introduit depuis cinq ans par le docteur Fankhauser dans les écoles de Berthoud (Berne, Suisse) et expérimenté avec succès. (Nous remercions M. le docteur Fankhauser d'avoir bien voulu nous communiquer toutes ces indications.) Les tables sont à deux places.
fl?V àvec la Tâble mobile
Modèle FAMKHAUSER. Echelle jjy
Les lettres a, b, c, d, e, f, g, h, i, et les parties ombrées en croisillô désignent un système de coulisse qui permet à volonté d'élever verticalement la partie supérieure de la table. Une barre de fer, qui traverse les deux montants et toute la largeur de la table, serrée des deux côtés par un écrou f, maintient solidement la table à la hauteur voulue. Le banc dessiné en lignes ponctuées est une modification que je voudrais apporter au modèle Fankhauser.
Dans les modèles à table mobile à coulisse les chiffres de la ligne n" 9 (hauteur du dossier) sont tous aug-mentés de 5 millimètres, ceux de la lig-ne n" 11 (hauteur du siég-e) de 1 à 2 centimètres, et les chiffres n" 13 (larg-eur du siège) de 1 centimètre (Fankhauser).
Tableau VI.
Dimensions des bancs et tabler pour école de garçons.
Grandeur de l'enf. en centim"»
Numéro du modèle