‹ Étude sur l'iconographie bouddhique de l'Inde (volume 2)Chapitre 21 sur 92 · AV · texte numérisé non relu

AV

(Provenant du Ma

Nous avons déjà dit qu'un tel désaccord était tout à fait exceptionnel”; il ne se reproduira plus qu une fois, à propos de Maitreya, et encore n'a-t-1l d'importance que dans le cas qui précède. Nous avons par exemple dans nos deux manuscrits le même Avalokiteçvara du pays de Samatata, aux bouches du Gange”: les deux miniatures nous le montrent debout, la main droite dans la pose de la charité et la main gauche tenant le lotus rose: seulement celui du Ms. A. 15 n'a, à proprement parler, que deux assistantes au lieu de quatre (v. pl. IV, 3). Les deux répliques d’un autre Avalokiteçvara tout pareil du Magadha sont au contraire d'accord jusque dans le nombre, sinon la couleur, de leurs quatre personnages secondaires *.

Deux autres copies d’une image très analogue se font pendant dans le seul Ms. Add. 1643". Elles représenteraient l« Avalokitecvara de la montagne de Valavati, dans la contrée de Katäha » (v. pl. IV, 4). Son intérêt particulier réside dans ses assistants, également au nombre de quatre. Outre deux formes de Târà, nous apercevons en effet à sa gauche le démon rouge Hayagriva (à moins que ce ne soit une autre forme de Märici) et à sa droite un preta agenouillé qui tend la dérisoire ouverture de sa bouche eflilée et soulève ses deux mains réunies vers celle d'Avalokiteçvara comme pour boire

sortait parfois de la statue pour apparaitre aux fidèles, nile fait que les guirlandes de fleurs qu'on lui jetait de derrière une balustrade restaient parfois accrochées à ses bras ne supposent nécessairement que l'idole füt debout. Nous inclinerions pourtant à croire qu'ici encore c'est le Ws. Add. 1643 qui a raison.

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2. C£ les min. I, 19, et IE, 21 (v. pl. IV, 3). La première inscription seule porte Samatate, mais les deux s'accordent sur la mention Campila où Campitalà.

3. Cf. les min. I, 9, et IT, 7, et leur mention spéciale de Macchiti® ou Macchätivati (la graphie népälaise est °vahti).

he CE es min, Li 26%128 (pl V pet cp. Yr).-Les inscriptions écrivent, selon leur habitude, Xahtäha. Le Kafäha-dvipa se retrouve dans le Kathäsaritsägara et a fait penser au Kathay de Marco Polo.

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à cette fontaine de compassion l'oubli de sa soif inextinguible. On ne saurait donner une meilleure description de son geste: mais cela ne veut pas dire qu'il faille l'interpréter de cette façon'. Selon toute vraisemblance aucune ambroisie n'est supposée couler de la main d’Avalokiteçvara et le preta se borne en réalité à faire le salut en forme de coupe de l'añjali : € krläñjalipula » le décriraient les textes. Quoi qu'il en sait, tous ces détails nous permeltent de rapprocher surement cette représentation de telle statue du Magadha, comme celle de la figure 12, par exemple. Rien n°y manque, n1 le nombre, m le caractère particulier des assistants, pas même la voûte de rochers qui s’arrondit au haut de la stèle exactement comme sur la miniature ; on ne pourrait après cela conserver aucun doute sur l'identité du personnage central, si d’ailleurs le lotus qu'il porte à la main gauche n'avait seul suffi à y faire depuis longtemps reconnaitre un € Padmapämi », synonyme d’Avalokiteçvara.

Il suflit de renvoyer à ces images pour la description des sept autres Avalokiteçvaras, debout, à forme humaine, que content encore le Ms. Add. 1643. L'un est de Jâruha, dans le Magadha”. Un autre était de Dedapura dans le pays de Varendra *. Trois sont localisés dans le Konkan : le premier porte l’épithète de & Mahäviçva » et a son temple dans le voisinage d'un stüpa:; 1l en est de même du second, dit & Marnnava », à Valivañkâna: le troisième enfin, de Can-

1. Cette interprétation nous parait donc douteuse, du moins à l’origine et pour les images indiennes, car la vue du geste a dü la suggérer tout naturellement aux Tibétains. C’est ainsi que sur l'une des peintures de la collection Be Hodgson (Népäl n° 9) on voit cinq pretas se désaltérer chacun à l’un des filets d'ambroisie qui découlent des cinq doigts de la main droite d’'Avalokiteçvara (Cf. L. Waddell, J. R. A. S., 1894, p. 58). — D'après les documents de M. L. Waddell, ce personnage serait non un prela vulgaire, mais « la reine des pretas »..

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