‹ Étude sur l'iconographie bouddhique de l'IndeChapitre 29 sur 53 · Mss.: °varadasaddaksina · texte numérisé non relu

Mss.: °varadasaddaksina

2. Mss. B2 et B3 : °rajankuça ; MWss. A : °paçalarjanti° ; Mss. ovamasatkaram.

re LES DIVINITÉS FÉMININES

- déesse Tara : elle a huit bras, quatre visages; toutes les parures la parent : elle est couleur d’or ; elle est bénigne ! ; elle resplendit de tous les signes distinctifs d’une jeune vierge; un siège fait d’un lotus pleinement épanoui supporte, comme siège, une lune sur laquelle elle se tient ; jaune, noire, blanche, rouge sont successivement, en tournant (de sa gauche) vers sa droite, ses quatre faces; par face elle à trois yeux ; elle se tient les jambes étroitement croisées ; une gloire rouge l'environne? ; quatre Buddhas siègent dans sa tiare; la foudre, la flèche, la conque et le geste de la charité brillent à ses mains de droite ; le lotus bleu, l'arc, le croc orné du foudre et le lacet à poignées de foudre joint à l'index levé brillent à ses mains de gauche... »

Reste une dernière Tara Jaune que l’on croirait furibonde si son nom de Prasannä ne nous apprenait au contraire qu'elle est « sereine » et, par suite, favorable. Sans doute elle est ainsi nommée par antiphrase, comme les Euménides des Grecs: du moins ses huit visages rivalisent entre eux de laideur et ses seize bras brandissent toute une panoplie”. Mais ce genre d’épouvantail a fini de nous émouvoir et nous passons outre.

S 1v. — La Tara rouge.

On ne nous cite comme telle que Kurukullä : mais celle-ci est Tara en personne, si même elle n'est le « cœur de Tara ». C’est l'ordinaire recours des amants en peine : en règle générale, nous est-1l dit naïvement, celui qui l’évoque, c’est qu'il a des ennuis avec les femmes‘; et c’est à l'écart de toute

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