DIVISION DE L'ANNÉE SCOLAIRE
Les cours du semestre d’été commencent légalement le deuxième ou le troisième lundi après Pâques et finissent le premier samedi après le 15 septembre, mais ordinairement tous sont terminés dans les premiers jours du mois d’août. Le semestre d’hiver devrait commencer le premier lundi après le 18 octobre, mais la plupart des cours n’ouvrent que vers la fin d’octobre, pour durer toujours jusqu’au commencement de la semaine sainte. Cette division de l’année scolaire en deux semestres permet donc aux étudiants de ne séjourner à une même université que pendant un semestre, et de se rendre ensuite dans une autre; mais il arrive rarement qu’un étudiant visite pendant son triennium plus de deux ou trois universités.
CHOIX Dt 1, UNIVERSITÉ
Le choix de la ville universitaire dépend naturellement du genre d’études auxquelles vont se consacrer les étudiants. Tous les étudiants allemands peuvent faire leurs études à n’importe quelle université allemande, pourvu qu’ils passent au moins un semestre à une des universités de leurs pays natal, si ce dernier possède un établissement d’instruction supérieure. Mais il arrive rarement que les étudiants des autres pays allemands fassent leurs études dans des universités autrichiennes, parce que les facultés de ces dernières ne sont pas très-considérées en Allemagne, et que les lois universitaires et lesexamens mensuels, auxquels sont soumis les étudiants en Autriche l , répugnentaux autres étudiants allemands qui sont habitués à une plus grande liberté dans leurs allures et dans leurs habitudes de travail. Seuls les étudiants de médecine, après avoir fini leurs éludes, fréquentent souvent les cours de la faculté de médecine à Vienne et à Prague qui jouissent à bon droit d’une haute réputation.
Les étudiants en théologie se rendent le plus souvent à léna, à Halle, à Tübingue, à Erlangen cl à Berlin ; les étudiants en droit préfèrent Goetlingue,
' « ("est le système de contrainte qui ôte à l'étudiant le goût du « travail et l’amour de la science. C’est ce que prouve l'exemple de « l’Allemagne, où le pays il examens, l’Autriche, est précisément celui • dans lequc’ on ne travaille pas. >
(Ed. Laboulayc, loco eii. T. III, p. 3îi.)
Heidelberg, Bonn et Berlin, tandis (jiie les étudiants en médecine fréquentent de préférence Würzbourg, Goetlingue, Zurich (car ils peuvent faire une partie de leurs études aussi dans une université suisse), Berlin, etc II va sans dire que les étudiants qui ne disposent pas de grandes ressources pécuniaires, ou qui peuvent avoir des bourses ( Stipendiai ) dans telle ou telle autre université, sont obligés de choisir celle où ils peuvent se préparer à leur carrière future, sans faire des sacrifices trop considérables pour leurs moyens.