‹ Étude sur l'instruction secondaire et supérieure en AllemagneChapitre 48 sur 89 · LES LOU II S · texte numérisé non relu

LES LOU II S

Les cours des professeursordinaires sont ou gratuits, comme nous l’avons dit plus haut (p. 71) ou payés ( Privata ); les droits d’inscription pour chaque cours payé varient de 20 à 40 fr. Les professeurs extraordinaires et les Privahloccnten peuvent également faire, avec certaines restrictions (Voir p. 88) des cours gratuits et des cours rétribués. De plus, ils peuvent établir des conférences avec un nombre restreint d’auditeurs ( Privatissima ) dans lesquelles ils répètent les sujets de leurs leçons et où ils interrogent les élèves : les professeurs fixent eux-mêmes les conditions d’admission pour ces conférences.

POLICE UES co un S

Quant à la police dans les différents cours, elle est faite par les étudiants eux-mémesqui écoutent eu silence le professeur qu'ils aiment et qu’ils n’applaudissent jamais, parce qu’on regarderait des marques d’approbalion comme une atteinte portée à sa considération. De l’autre côté cependant, il arrive parfois qu’un professeur peu aimé est sifflé, ou que les étudiants interrompent la leçon en tambourinant des pieds,

quand il dit des choses qui semblent déplacées aux auditeurs. Mais des scènes de ce genre sont fort rares, et c’est plutôt l’abandon, dans lequel se trouve le professeur, qui lui montre qu’il n’a pas su gagner les sympathies des jeunes gens.

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Si les étudiants ont enfreint les règlements universitaires, de manière à s’attirer une punition, ils sont cités devant l’autorité universitaire (p. 62 ) qui fait l'enquête nécessaire, et qui inflige la peine prévue par la loi. Un délit peu grave est puni par uue réprimande que le recteur adresse en plein conseil à l’étudiant qui est en faute. Si le délit est plus grave, on ajoute à la réprimande plusieurs jours d'emprisonnement au Carcer (peine dont la durée ne peut dépasser quatre semaines), et, dans le cas où l’étudiant puni est boursier, on lui relire sa bourse ou les autres gratifications accordées par l’université.

Quand il s’agit d’infliger une peine plus forte, on oblige l’étudiant à signer ce qu’on appelle le Consi lium abeundi, c'est-à-dire à déclarer par sa signature qu’il est prêt à quitter l’université au premier avis donné par l’autorité universitaire.

Dans des cas plus graves, le recteur donne ce Consilium abeundi sans avertissement préalable, et l’étudiant qui a été frappé de celle peine doit quitter

l’université ob il séjourne, mais il peut continuer ses éludes dans une autre ville universitaire.

La punition la plus rigoureuse est la Iieleyation, ou le renvoi définitif de l’université, qui empêche l’étudiant, de continuer ses éludes dans aucun autre établissement d'instruction supérieure ; en effet, aussitôt que cette peine est prononcée, le sénat en donne connaissance à toutes les universités, qui ont fait entre elles cette espèce de cartel, pour empêcher que la peine ne soit illusoire. En outre, le sénat prévient les parents ou les tuteurs de l’étudiant à qui il a infligé la peine du Consitium abeundi et celle du renvoi délinilif ( lîclcya ■ tion), et il maintient le coupable en état d’arrestation jusqu’à ce que la famille lui ait fait connaître ses intentions ultérieures à l’égard du jeune homme en faute.

GRADES L\l VE H SIT.\I R ES

Les étudiants qui, après avoir fini leurs éludes, désirent obtenir un grade universitaire, ont à remplir des conditions qui diffèrent selon la faculté auprès de laquelle ils sont en instance pour l’obtention de ce grade.

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