DISTRIBUTION DES CLASSES
Chaque classe des Gymnases allemands a, comme dans les Lycées français, son professeur titulaire ( Or d inanus ), mais il n’arrive jamais que le même professeur soit restreint à renseignement dans une seule classe ; au contraire, on préfère que les professeurs enseignent dans plusieurs classes différentes, pour que les élèves ne soient pas toujours avec un seul maître, même dans les classes de latin et de grec. Pour ne citer que deux exemples, au Friedriclis-Gymnasium à Berlin, le titulaire de Secundo I explique Horace avec les élèves de Frima 1 et avec ceux de Prima II ; en Secundo II, il fait expliquer Virgile et dirige les études grecques, tandis que dans sa propre classe il enseigne le latin (discours latin) et l’allemand. A Halle, le titulaire de Frima H enseigne le latin et le grec non-seulement dans sa propre classe, mais encore en Tertio I.
LANGUE» VIVANTCa
Les professeurs de grec et de latin enseignent, en outre, selon les besoins du moment et selon les conve nances, l'histoire, la langue et la littérature allemandes, et. s’ils ont passé leur examen dans celle faculté, quelquefois aussi les langues vivantes. Cependant, dans les grands etablissements, il y a des professeurs spéciaux qui n’enseignent que les langues vivantes. Dans la grande majorité des Gymnases, les élèves n’ont pas le choix entre les deux langues modernes habituellement enseignées dans ces établissements, mais ils sont obligés de les apprendre toutes les deux, le français aussi bien que l’anglais. Quant à la manière dont les langues vivantes sont cnlbignées dans les Gymnases, elle ne diffère pas beaucoup de la méthode employée actuellement dans les Lycées français, elle est à la fois théorique et pratique. Les élèves ont à expliquer îles auteurs ou des morceaux choisis et à raconter, en fran çais ou en anglais, ce qu'ils viennent de lire; ils font des thèmes, des narrations, etc., et s'occupent d’exercices oraux. Mais, en général, le nombre des élèves dans les classes de langues vivantes est trop considérable pour que le professeur puisse s’occuper individuellement de chacun d’eux; puis on devrait, à mon avis, accorder une plus grande place encore à la partie pratique de l'enseignement, c’est-à-dire à la langue parlée.
Quant aux résultats obtenus à cet égard dans les
Gymnases allemands, ils dépendent naturellement beaucoup du talent des professeurs et du nombre plus ou moins grand de leurs élèves. Il faut également tenir compte de causes locales qui rendent plus ou moins facile la tâche du professeur ; dans les pays du centre et dans l'Allemagne méridionale, les élèves ont à lutter contre des difficultés de prononciation que ne connaissent pas ceux de l’Allemagne septentrionale où l'allemand aussi est prononcé avec une plus grande pureté. J’ai assisté à Hambourg à une classe d’anglais qui ne laissait rien à désirer; les élèves expliquaient Hamlel d’une façon remarquable et savaient très-bien se servir de la langue usuelle. De même, dans le petit Gymnase d’Iéver, les classes de français se distinguent par les bons résultats que le professeur y obtient, non-seulement par rapport aux connaissances grammaticales acquises par les élèves, mais encore à l’égard de leur progrès dans l’emploi de la langue parlée.
PROFESSEURS SPF.C1 U!\
Il y a, dans la plupart des Gymnases , des professeurs spéciaux pour les mathématiques, pour les sciences naturelles et pour les sciences physiques, tandis que l'histoire et la géographie sont presque toujours enseignées par les maîtres des autres classes.
M \ITI1KS KI.É>li:\T HUES
Les classes inférieures sont confiées à des maîtres
élémentaires ( tlülfslehrcr ) qui n’ont pas fait leurs études aux universités, mais qui ont suivi les cours des Seminaricn (écoles normales primaires), des écoles spéciales ou professionnelles, etc.