‹ Étude sur l'IodolChapitre 4 sur 22 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Aucun médecin n’ignore la réputation détestable dont jouit liodoforme dans le monde, non seulement à cause de son odeur caractéristique, mais encore à cause de la nature des plaies auxquelles on le croit spécialement destiné. Beaucoup de malades refusent absolument de faire usage du pansement à l'iodoforme, de crainte de dévoiler le genre des affections dont ils sont atteints. Aussi est-ce avec plaisir que nous avons appris l’arrivée en thérapeutique d’un nouveau médicament, l'iodol, qui, sans présenter les inconvénients de l’iodoforme, a cependant les mêmes propriétés que lui.

Nous nous sommes mis à l’œuvre et avons cherché si réellement l'iodol possède ces propriétés thérapeutiques qu’on lui donne.

Les nombreuses difficultés que nous avons eues pour recueillir des observations, l’iodol n’étant pas employé à l’hôpital St-Eloi, nous ont forcé de nous en tenir en partie aux résultats déjà publiés. Nous tâchons cependant de combler cette lacune par des expériences faites sur des animaux.

Nous trouverons, nous n’en doutons pas, chez tous nos Maîtres qui liront ce modeste travail, l’indulgence dont notre inexpérience a st

grand besoin.

Voici l’ordre que nous nous sommes proposé de suivre :

Nous consacrons notre premier chapitre à la chimie et à l'historique de l’iodol.

Dans le second chapitre, nous étudions son action générale sur l'organisme et cherchons les doses texiques.

Dans un troisième, nous faisons des recherches sur ses propriétés antiseptiques, et nous les comparons à celles de l'iodoforme.

Le quatrième chapitre est réservé aux modes d'action el d’emploi de l'iodol. Nous donnons ensuite quelques observations à l’appui.

Enfin, en dernier lieu, nous exposons nos conclusions.

C’est sur le conseil d’un des plus savants Maîtres de cette Ecole, M. le professeur Grasset, que nous avons choisi ce sujet. Bon nombre de nos expériences ont été faites dans son laboratoire. Qu'il reçoiveici l’expression de notre profonde reconnaissance !

Nous n’oublierons jamais la bienveillance avec laquelle notre regretté maître, M. Estor, nous avait aidé de ses conseils dans nos recherches sur les fermentations.

M. le professeur Chalot a bien voulu aussi nous guider quelquefois dans cette étude ; nous tenons à lui exprimer ici toute notre gratitude.

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SUR L'IODOL.

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