Cf. Rocher, op. cit., pp. 75 sq
2. Le chanoine Bernard Cerda, s'exprime ainsi : « {em ebiam vidimus, tenui-
Sur la foi d’une mauvaise lecture, on a désigné ce récit, depuis qu'il est connu, comme étant la neuvièrne leçon, la non lectio ?, sans qu’on se soit, semble-t-il, préoccupé de dire exactement ce que l'on entendait par là. Il ne peut, en tout cas, pas être la « neuvième lecon » de l'Office liturgique. Celui-ci, en effet, tel que nous l’avons reconstitué, est lui-même complet en neuf leçons et toutes les différences, que nous avons signalées dans la forme des deux textes excluent la possibilité de souder aux leçons concises et brèves de lOffice le long récit qui constitue la soi-disant neuvième leçon. Mais surtout ce récit ne fait pas suite à celui de Office. Si, dans la dernière partie, il contient un certain nombre de faits, qui ne figurent et qui ne devaient pas figurer dans l'Office liturgique, pour tout le reste il n’est qu'une version développée des événements racontés dans l'Office, depuis le milieu de la quatrième leçon à la fin. Il ne sufht donc pas de dire avec Gaston Paris, que cette neuvième leçon ne se rattache qu’imparfaitement aux huit leçons du texte liturgique ?. Il y a une impossibilité matérielle à la concevoir comme la continuation des autres et comme appartenant au même texte :.
mus, legimus et diligenter inspeximus quemdam librum pergameneum, antiquum, postibus cohopertum, Legendarium nuncupatum inter legendaria et alios libros chori Ecclesie Cathedralis inventum, recondilum, existentem. In quo quidem libro lectiones officii Beate Virginis Marie diebus sabattinis celebrantur nec non lectiones festivitatis Charoli Magni descriplae sunt et continentur et alias lectiones festivitatis dicti Charoli Magni vidimus et leginus lectionem nova tenoris sequentis ...» Suit le texte du récit de la prise de Girone. Cette description du manuscrit avait été reproduite par Rocher, op. cil., p. 74, mais très inexactement. Il avait notamment supprimé la mention des alias lecliones festivitatis dicti Charoli Magni et, surtout, il avait lu, sans doute après le P. Fita, au lieu de lectionem novam, lectionem nonam, ce qui n’a pas peu contribué à faire prendre le change sur le vrai caractère du récit qui suivait. Nous avons pu, en nous reportant au manuscrit rectifier ces deux erreurs, qui, comme on le verra, ne sont pas sans importance.
1. Cf. Rocher, op. cit., pp. 75, sq.; Gaston Paris, Romania, I, p. 205 ; Schneegéns, op. cil., p. 55.