Cf. Schneegans, op. cit., pp
3. Cf. Rocher, op. cif., p. 79, note 2, et Schneegans, op. cit., p.70.
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l'Office à un récit plus étendu dont il s’était inspiré et dans lequel ils jouaient, en effet, un plus grand rôle ï.
C’est aussi ce que nous admettons, mais nous verrons, que cette source ne lui a rien fourni touchant la prise de Girone proprement dite, et que, d’autre part, si elle-même a dû beaucoup à l'épopée, elle ne saurait, à proprement parler, passer pour une source épique. L'auteur de l'Office ne l’a même sans doute utilisée, que parce qu’il la considérait comme un texte non poétique, mais historique. En tout cas, il n’est pas besoin d’expliquer par une imitation de l’épopée la mention de deux personnages comme Roland et comme Turpin. Outre que leur popularité leur avait presque conféré une réalité historique, ils figuraient dans un certain nombre de récits, tels que le Pseudo-Turpin, dont le caractère clérical sufht à expliquer qu'ils aient pu être mis à contribution par le clerc de Girone. Rien donc, dans les trois leçons VI, VIII et IX de lOffice, qui racontent spécialement la prise de la ville, ne nous oblige à supposer que l’auteur a eu recours aux traditions et aux récits poétiques. Pour cette partie de sa narration, sa seule source a été la légende locale. Il a raconté l’événenement, comme on croyait autour de lui, qu'il s'était en effet produit, et, à vrai dire, il ne pouvait le raconter autrement.
Il est vrai, d'autre part, que ce récit de la prise de Girone n'occupe dans l'Office que la moindre partie. Au contraire cinq leçons sont consacrées tout entières à relater des événements, qui, sans doute, forment le prologue de la prise de Girone, mais qui, en fait, étaient étrangers à l'événement, et pour lesquels la légende locale n'avait pas établi le rapport, qui nous est attesté par l'Office.
Pourquoi, en effet, se serait-elle préoccupée de rattaéher la prise de Girone à des faits, qui n’intéressaient pas directement l’histoire de la ville ? Il suffisait aux Gironais de savoir assez vaguement, que