‹ Étude Sur L'Office De Girone En L'Honneur De Saint CharlemagneChapitre 62 sur 68 · Cf. supra, p · texte numérisé non relu

Cf. supra, p

tagut, d'imaginer la manœuvre, qui livre aux Français l'entrée de l'Espagne. Dira-t-on, que cette suite donnée au Philomena et surtout que la forme, plus logique et plus simple de tout l'épisode, doivent nous faire admettre, que l’auteur de l'Ofice a utilisé, non pas le Philomena, maïs le récit, dont celui-ci lui-même s’était inspiré ?

C'était l’idée de M. Schneegans, qui, considérant l'Office et le Tractatus conime ayant tous deux puisé à un récit antérieur de la prise de Girone, expliquait leurs ressemblances avec le Philomena par le fait, que leur source commune ne serait autre que le récit ou le groupe de récits, qu’aurait connus l’auteur de ce dernier par le vieux manuscrit trouvé dans la bibliothèque de l'abbaye de La Grasse :. Ce manuscrit aurait été un recueil d’épopées, analogue aux manuscrits cycliques, qui nous ont conservé la plupart des chansons de la Geste de Guillaume. Il aurait contenu, notamment, une Prise de Carcassonne, une Prise de Narbonne et une Prise de Girone. L’auteur du Philomena et le rédacteur de l'Office Pauraient utilisé tous deux, pour lui emprunter ce dont ils avaient besoin, celui-là le récit de la prise de Narbonne, auquel il a mêlé, comme un épisode pieux, la fondation du couvent de La Grasse, celui-ci son récit de la prise de Girone.

Nous avons maintenant reconnu les vrais rapports de l'Office et du Tractatus ? et nous n'avons aucune raison de penser, que le manuscrit de la bibliothèque de La Grasse contint autant de chansons, à supposer que ces chansons aient jamais existé 5. Enfin rien ne nous oblige à supposer, que l’auteur de l'Office a puisé directement, non au Pseudo-Philomena, mais à sa source.

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