‹ Étude sur l'office de Girone et l'honneur de saint CharlemagneChapitre 12 sur 88 · Cf. Rocher, op. cit., pp. 47-4S · texte numérisé non relu

Cf. Rocher, op. cit., pp. 47-4S

8. Il serait intéressant de faire, plus complètement qu'on ne l'a fait, l'histoire de ce culte. Il faudrait rechercher dans les bréviaires des villes, qui fêtèrent spécialement la Saint-(^harlemagne, les offices destinés ;\ la célébrer, puis s'etîorccr d'établir leur A"e et d'étudier leur constitutioil . On trouvera certains d'entre eux.

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saint' et la fcte, qu'elle institua en son honneur, date de 1345. Nous avons en effet l'acte authentique -, par lequel, cette année-là, un évêque de Girone, nonnné Arnaud de Montredon, ou de Montrond 5, fonda dans sa ville épiscopale et dans tout son diocèse une fête annuelle, qui devait se célébrer le 28 janvier en l'honneur de saint Charlemagne. Ce document, pour nous infiniment précieux, nous donne les raisons, pour lesquelles cet évêque a voulu associer son diocèse au culte rendu un peu partout à Charlemagne. C'est qu'il était pour l'Espagne une sorte de héros national; ses luttes contre les Sarrasins avaient libéré, en partie, ce pays du joug musulman. Et, quant à Girone, elle lui devait, outre sa délivrance, sa dignité de ville épiscopale, puisque, d'après une tradition que nous examinerons plus loin, c'est Charlemagne, qui lui aurait donné son pre-

et uotaniment les plus connus, ceux d'Halberstadt et de Zurich, dans Migne, Patroloi^ne latine, CLXIII, pp. 1366, sq.

1. Gaston Paris n'avait aucune raison d'affirmer, comme il l'avait fait d'abord, que l'Office liturgique était chanté à Girone dès le xiie siècle. Cf. Bihliothèque de l'Ecole des Chartes, 1864, pp. 92-95.

2. Ce texte a été publié intégralement par Rocher d'après le P. Fita, qui, le premier, l'a découvert dans un Liher Notulanim des archives de la cathédrale de Girone. Cf. Rocher, op. cit., pp. 104 et 261, sq. Le P. Fita l'a établi en le comparant à une autre copie du même acte contenue dans une délibération du chapitre du 4 octobre 1346. Auparavant, on en connaissait une partie publiée par les Acta Sanctoruiii II, p. 59. Les passages les plus importants en sont reproduits par M. Schneegans, op. cit., p. 54.

3. Cet évêque paraît avoir joué un assez grand rôle dans l'histoire de son diocèse. Il était, d'après Zurita, natif de la vicomte de Cardona (Cf. Villanueva, Vinje literario, XIV, 3), mais sa vie presque tout entière appartient à Girone. Il avait été chanoine de la cathédrale pendant 38 ans, de 1297 à 1335, et fut évêque de Girone de 1335a 1348, date de sa mort. Non seulement pendant les années de son épiscopat, mais même durant son canonicat, il ne se passa pas dans l'église de Girone de fait important, où il n'ait eu la main (Cf. ibid., XIV, pp. 3-14). Sur son épiscopat le Martyrologe de l'église de Girone s'exprime en ces termes : « A7. Kal. Decenih. obiit promus vir Dompiiiis Arnaldus de Mouteruiido episcopiis Gerundeiisis amio Doniini MCCCXLVIII. Qui iinuin preshiterum iiistitiiit in Ecclesia Genindensi et alteruni Rapiani, item duos cereos ardere in praesentia crucifi.xi : et alios duos ante

ckustri imaginem quando processio fiel ihi Item festum corone

Domini oh revemitiam cjusdem Sanctae Spinae in praesenti Ecclesia honorifice perma-

iicntis 1^^^^' Sancti Karoli qui banc ecclesiam dotavit : et pro ejus

feslo omnibus de capitulo unum solidtun.» Cité par Villanueva, Viaje literario, etc., XII, p. 300.

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