‹ Étude sur l'office de Girone et l'honneur de saint CharlemagneChapitre 33 sur 88 · V. ANTi; Laui)i:s : Non est invontus · texte numérisé non relu

V. ANTi; Laui)i:s : Non est invontus

In Laudibus. .Aiilipboiui. Precinctus fortitudine et potitus victori.i don.ivit s.iiictituJinc Kex Karolus in glori.i. Psnliiiiii : Doniiiuis rcgnavit ciiin seqiiriillhiis. .Iiiliphiiiiii : JubilL-mus in .Ttleta sanctissinio cui missa pcr spiritum ccrva duxit cxercituni. Atiliphoiiii : In descrto duni dévias et disponis exciibias tibi Deiis aparuit aies tidcni exhibuit. .-Inlipljimti : Passionis doiiiinicae vcneratur niiracula, Rcgcm virtutis cclicc benedixit in secula. .inliphona : In citliara et limpano laudes diceinus Domino qui culpa; missit regiae qnartam iatriccni vcniac. Capihtlum el reli(/iiii omnia de Coin m uni C'onfeisoinm.

VI. — persecueiuio /•'. - usque (icriinJam /•'. — Rotiil.mdo /". \'II. — Im /(■(•('" loiil ciilihc mdiujiii' iliiiis /■'.

VIII. — f.a leçon est ilaiis F niiinerole'e à tort eoniine étant la \'1N. — Mostallcsii /■.

IX. — Barrufa F. — eani nuiniiiie dans F. — debcllasct /•'. — conipleiorii civii lacic FF.

Tel était le texte transmis par le Bréviaire de 1339, autant du moins qu'on peut le conjecturer par la comparaison des deux copies qui nous en sont restées. La partie, qui, seule, nous intéresse ici, est la légende en neuf leçons, où se trouve racontée la prétendue prise de Girone par Charlemagne. Le rétablissement de la leçon, omise par l'auteur de YEspafia Sagrada, lui a restitué ses vraies dimensions. Mais celle-ci, étant étrangère au sujet de la légende proprement dite, n'a rien ajouté au récit lui-même, et, après comme avant, ce récit resterait incomplet, si les lacunes qu'on a cru pouvoir y relever étaient bien réelles.

Il est clair, cependant, qu'on ne doit recourir à l'hypothèse d'une lacune, que dans l'impossibilité de comprendre le texte tel quel. On pourra, sans doute, en le lisant, regretter, que telles ou telles circonstances de l'action ne soient pas plus explicitement racontées, mais on ne saurait songer à rétablir les détails qui manquent, pas plus, du reste, qu'on ne doit, au nom de la vraisemblance et de la logique, chercher à modifier le récit, qui nous est fait de la prise de Girone. L'auteur l'ayant conçu tel qu'il est, c'est dans sa forme propre qu'il nous faut l'accepter et l'étudier, sans nous laisser influencer par la comparaison d'autres récits en apparence plus complets, et plus conformes à la vraisemblance.

Il existe, en effet, un autre récit de la prise de Girone par Charlemagne, identique pour le fond avec l'Office liturgique, et qui n'en diffère que par l'abondance du développement et par un souci évident d'expliquer toutes les circonstances de ce prétendu événement. Quand M. Schneegans les a comparés, en vue d'établir leurs rapports, il s'est bien gardé de penser, que tout ce qui se trouvait dans l'un devait aussi se retrouver dans l'autre '.Il n'a pas conclu non plus, que l'absence des détails et des développements, particuliers à cet autre récit, constituait autant de lacunes intéressant la tradition de l'Office liturgique. En deux endroits cependant la

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