Cf. Rocher, op. cit., p
4. « Deindc vcuit ad domuiii tiwain et to luaiidavi portait- lei^eudani Ivati Kaioli «■/ secuiii pivtavil fitiem ultime lecliotiia iihi Jet^itur qiiod priiiiiitii episcopuni ordinavil uiiuiii CiiiionicKiii Bi'iili' Marie de Podio i'raiicie et aliqnos ex caiioiiicis canoniios hiijiis aime sedis et iiide ordittavit qiiod iiiter illiim ecclesiam et istam esset Jrateniilas : et bine est qtiod daiiiiis eis caiionicaiii porliotiein siciili iiobis ipsis et vera vice ipsi iiobis. » C'est très inexactement que Rocher traduit, quand il dit que Pierre Bouvier « remarqua » surtout la fin de la dernière leson.
la légende de Chnrlemagne, Rocher suppose, que l'official a surtout voulu, en la montrant à son hôte, rendre hommage aux origines sa propre église '. Mais, comment justifier l'intérêt spécial, porté à ce récit par le fordoyen du Puy, puisque c'est lui, qui insiste pour qu'on lui montre ce fameux texte ? Comment, surtout, expli^ quer, que son attention soit allée tout d'abord à la fin de ce récit, et que cette fin lui ait paru à tel point curieuse et intéressante, qu'il en ait fait une copie pour l'emporter et la montrer, sans doute, à ses frères du chapitre du Puy ? Est-ce parce qu'il était question de la « fraternité » des deux églises et de l'origine de cette « fraternité » ? Mais, pas plus au Puy qu'à Girone, on ne pouvait ignorer l'origine de ces relations, si surtout elles avaient toujours été telles, et depuis l'époque de Charlemagne. Ne serait-ce pas plutôt, parce que ce que racontait ce récit n'était pas connu au Puy et qu'il attestait des choses dont doutait peut-être le chapitre du Puy ? La demande de Pierre Bouvier d'être mis en présence de ce curieux récit n'aurait-elle pas été provoquée par l'assurance des clercs de Girone à affirmer la « fraternité » des deux églises et l'égalité, sur laquelle ils entendent régler leurs rapports ?
Si vraiment Pierre Bouvier est venu à Girone pour demander au chapitre, sur quoi il fonde ses prétentions, on conçoit aisément, que celui-ci ait mis en avant cette légende de Charlemagne, qui affirmait ce qu'il désirait tant établir. Tous les titres et documents authentiques ayant péri, s'il y en eut jamais pour attester cette « fraternité », la légende leur fournissait un argument, qu'ils considéraient comme décisif. Il était, par suite, naturel, que Pierre Bouvier s'enquît d'un document, qui pouvait trancher le débat, et qu'il voulût en prendre copie, pour que le chapitre du Puy pût en examiner la valeur. Tel est bien, selon nous, le sens de sa curiosité cà l'égard de la légende de Charlemagne, et c'est ainsi qu'il taut comprendre l'intérêt tout spécial qu'il manifesta pour la fin de ce récit.
Ainsi, la visite de Pierre Bouvier à Girone, en 1479, nous paraît