I .g CHAPITRE V
ter, qu'il s'ctait livré dans une plaine ou près d'une rivière ; quant à la lutte dans les Pvrénées, nous admettrions très volontiers, qu'il la localisait en un point, appelé arbitrairement par lu. Monlagut mais voisin de La Cluse, qu'il citait comme la- porte véritable de
l'Espagne. , „ • i • • -c
Or, si telle était bien la forme plus simple de 1 épisode pnmitit, il est incontestable, qu'en ce qui concerne la poursuite des Sarrasins, l'Office liturgique paraît se rapprocher plus de cette source que du récit du Pseudo-Pbilomena. Il ne raconte naturellement, qu'une poursuite des Sarrasins, et de plus, il retrace l'épisode avec ses deux traits essentiels, un seul combat livré par les Français devant a poursuite et la résistance opposée par les Sarrasins en un point de la région des Pyrénées. Même, pour ce qui est de ce dernier incident, le ré^cit paraît plus logiquement conduit et débarrassé des légères invraisemblances, que le désir de compliquer et de dramatiser ,sa narration avait amené l'auteur du Phihniena à commettre ■.
Après la victoire remportée sur l'ennemi, Charlemagne le poursuivant toujours arrive à Sa Clusa ; c'est le nom proprement catalan de l'Écluse II y trouve Marsile qui s'y est fortifié, et à cette circonstance la position, appelée jusqu'alors MmUigut, doit son nouveau nom AcSa Cluse. Un peu plus loin, après que l'empereur a débusqué Marsile, la résistance se renouvelle, mais plus avant dans la montagne, au point culminant, sinon de la montagne, comme le dit l'Office, mais du défilé, qui traverse les Albères, à Malparlus, c'est-à-dire au Pertiuis. Pour en triompher, Charlemagne a recours à une manœuvre savante : restant au Perthus, il envoie une partie de son armée par le col de Panissas qui est tout proche, une autre par un chemin de montagne, per ahrnpta monlinm et les Sarrasins craignant d'être enveloppés s'enfuient vers Girone.
Toute cette partie du récit atteste de la part de l'auteur de 1 Othce une connaissance exacte de la région des Pyrénées, où se passe l'action C'est ce qui lui a permis, afin de continuer le récit, qui, dans le Pbilomcm s'interrompait avec l'insuccès de Charlemagne à Mon-