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LE TEXTE DE l'oI 1 ICK LrrUR(;iQ.UE
invoqués par cet évêque, sa foçon de renier la canonisation de Charlemagne, indiquaient bien de sa part la volonté arrêtée de proscrire toutes les manifestations du culte, qui s'était développé, et tous les témoins, qui, à Girone même, pouvaient encore en subsister. Dans ces conditions, ayant en sa possession le seul texte, qui contenait la liturgie spéciale à ce faux saint, pouvait-il faire autrement que de le détruire, ou tout au moins de le soustraire pour toujours à la curiosité des profanes? De cette façon, le culte de Charlemagne à Girone n'était plus qu'un souvenir historique, connu des seuls érudits ; il ne pouvait plus troubler l'orthodoxie de la grande masse des fidèles.
Il y a donc des raisons de croire que la disparition du Bréviaire de 1339 est voulue, et les mêmes raisons tendent à nous la faire considérer comme définitive. Il faut, par suite, se contenter de le connaître parce que nous en ont dit ceux, qui ont pu le voir et l'étudier. Nous savons, de façon précise, à quelle date il fut exécuté, par un moine de Saint-Pierre de Galligans, et dans quelles circonstances, quelques années après, son possesseur le lit compléter, par l'addition de deux nouveaux offices, dont Tun était précisément notre Office de saint Charlemagne'. VEspaha Sagrada nous dit encore, que c'était un beau manuscrit en vélin, et que l'écriture en était très belle -. Enfin, le P. Fita, nous renseignant sur la place, qu'y occupait l'Office de Charlemagne, dit très exactement % que le texte allait du f° 659 a, col. 2, au f" 660 b, col. 2.
Au point de vue qui nous occupe, tous ces détails ont leur valeur. Le soin apporté à l'exécution du bréviaire, et, surtout, la date à laquelle a été copié l'Office de Charlemagne, au lendemain, peut-être, de sa composition, nous garantissent, au moins dans une certaine mesure, la bonne tradition du texte. Mais, d'autre part, on sait combien, particulièrement en Espagne, la négligence, et, plus encore, l'ignorance des clercs avaient introduit de foutes de toutes