Cf. supra, p
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nous fut-il répondu, était aux mains de Tévcquc lui-nunie, qui en avait assume la garde. Mais, ayant voulu le chercher là, où on nous disait qu'il était, nous n'avons plus pu en retrouver la trace. Une des personnes de l'entourage immédiat de l'évêque, qui avait bien voulu lui transmettre notre désir, nous répondit, en son nom, qu'on ne se souvenait pas d'avoir vu le précieux Bréviaire et qu'on ne savait pas ce qu'il était devenu. Ce sont là tous les renseignements que nous avons pu recueillir.
Le désordre, qui règne dans les archives de Girone, et la négligence de ceux qui en ont la garde, ne suffit pas à expliquer la disparition de ce manuscrit. Il ne s'agit pas, en elfet, d'un document quelconque, mais du plus ancien hréviaire de Téglise de Girone, signalé, dés longtemps, à la sollicitude de ses gardiens, par 1 intérêt considérable qu'il présentait pour Thistoir.' de cette église. On le connaissait bien, et à Girone même, puisque, d'après les renseiunements qui nous étaient fournis, nous avons pu le suivre jusqu au moment, où il passe aux mains de l'évêque. Et, pourquoi, celui-ci, lui-même, aurait-il revendiqué le soin de le garder, sinon parce qu'il le tenait pour très important et pour très précieux ?
Des lors, une supposition se présente à notre esprit, qui pourrait bien être la vérité même. Une des particularités du Bréviaire de li^o était la présence de l'Office liturgique de Charlemagne, qu .1 était' le seul à nous conserver. C'était ce qui le signalait surtout a la curiosité de l'historien, et ce que n'avaient pas manqué de relever ViUanueva et Florez. 11 était le témoin, - presque le seul -, du culte singulier, voué par cette église de Girone, au saint empereur. Sa présence devenait gênante du jour, où celle-ci se décidait a renier la dévotion qu'elle avait eue pour lui. Or, l'on sait que 1 initiative d'un de ses évéques la poussa un jour à le faire 'Nous avons cité plus haut le o àrrclo «, par lequel, le 2 mars i88^ 1 eveque don Thomas Sevilla y Gêner bannit de la cathédrale la statue de Charlemagne, qui, en dépit des vicissitudes subies par le culte du saint était'toujours restée dans la chapelle des Saints Martyrs. Les motifs