Cf. supni, p. 22, note
4. Cf. la délibération du chapitre relative à cette visite, suprii,p. 50, note 2.
LE TEXTE DE L OFFICE LITURGIQUE
Il est vrai, que le contenu de cette nouvelle leçon est si étranger à ce qui la précède et à ce qui suit, qu'on ne s'explique pas tout d'abord, [comment elle peut figurer dans notre Office. Elle ne se compose que (des trois mots : « Nemo hicernam accendit », suivis du répons « O quam admirahilis vir ». Les mêmes mots se trouvent dans l'office de Zurich, mais, cette fois, à la suite des leçons, et non pas dans le corps même de l'office. En outre, celui-ci nous en indique le sens et l'origine. Ce sont les premiers mots d'un passage de l'évangile de saint Luc. Dans la copie de cet office, qui nous est donnée par Migne % les leçons proprement dites sont suivies de l'indication de différentes prières, et celle-ci elle-même, des mots : « Evange- LiUM SHCUNDUM LucAM : « /// iUo tcmporc dixit Jcsiis discipiilis : Nemo lucernam accendit et in abscondito ponit, etc. ~. Credo in un uni. » Ainsi, l'office de Zurich comprenait, outre les prières, antiennes, répons, psaumes, etc., la récitation d'un fragment de l'Evangile.
Il en est de même dans la liturgie actuelle, qui, depuis l'adoption du Bréviaire romain, est commune à toute l'Église. En outre, ledit .évangile est suivi, à l'ordinaire, d'une homélie s'y rapportant. Ce qui a varié, c'est la place de l'évangile et de cette homélie dans l'ensemble de l'office. Au lieu que, dans l'office de Zurich, ils font suite aux leçons proprement dites, dans la liturgie actuelle, ils tiennent la place de certaines leçons. En particulier, dans les offices de neuf leçons, le dernier groupe de trois leçons, correspondant au troi-' sième Nocturne, est constitué uniquement par le fragment emprunté cl l'évangile et par l'homélie. La légende propre du saint n'occupe que les six premières leçons et s'arrête avec la sixième.
L'Office de saint Charlemagne, tel que l'a connu Villanueva, d'après le Bréviaire de 1339, nous atteste une troisième pratique. L'évangile et, sans doute, l'homélie se placent bien au commencement du troisième Nocturne, mais, à eux deux, ils ne constituent que la VIP leçon; ils ne font qu'interrompre le récit de la légende proprement dite, qui reprend tout de suite après. Les leçons VIII et IX conti-