‹ Étude sur l'office de Girone et l'honneur de saint Charlemagne [microform]Chapitre 37 sur 114 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

dans la neuvième (^nttas enini, au lieu de ^uftas etîam. Dans les deux cas, le texte correct est donné par Villanueva. Dira-t-onque ce dernier a lui-même corrigé l'original fautif? D'autres flmtes se trouvent dans la copie de Fierez, qui n'étaient certainement pas dans l'original, et qui proviennent uniquement de ce qu'il n'a pas su lire les abréviations. Il copie /;/ caiiipo quod dicitiir Milct (leçon IV), et de même un peu plus loin Sa chisa vocal ur quod Mons Acitlus antca vocahatiir (leçon L\') alors que, dans les deux cas, l'abréviation devait être lue qui. En donnant, les deux fois, la forme correcte, Villanueva ne fait que bien lire ce manuscrit. A trois reprises, Florez lit iisque l'abréviation de versus : usque in Spaniaui (leçon I), usque in civitateni (leçon \'), usque Gerundani (leçon VI). Pour ces trois leçons, Villanueva a respectivement versus îspaniani, versus civitateni, et versus Geruiuiani. Ht il n'y a pas de doute qu'ici encore, c'est lui qui a bien lu. Pour les deux premiers cas, on pourrait hésiter, encore que la même leçon contenant, d'après Florez, la (orme Ispania, il semble bien que /// Spaninni soit une faute pour Ispaniatn. Mais, pour le troisième, le sens lui-même atteste que versus est la vraie forme, et non pas usque. Cliarlemagne va si peu « jusqu'à » Girone, qu'il s'arrête ad locuui de Raniis dans cette marche « vers » Girone. Il est donc légitime de penser, que, dans les trois cas, c'est Florez qui n'a pas su résoudre la même abréviation.

Une faute connnune aux deux copies, et qui, par suite, apparaît bien comme propre à l'original, est l'omission, à la leçon IV, de la conjonction cuni. C'est avec raison que M. Schneegans a rétabli, avec Rocher, Sa net us cum Karolus devenisset.

Les fautes particulièrees à la copie de Villanueva sont rares. En dehors de la forme Nulet, nous ne relevons, et toujours dans cette même leçon IV, que ideo, au lieu de ideoque, et intus, au lieu de iteru/n donné par l'autre texte. La difficulté d'entendre, tout de suite, le sens de iteruni, qu'on n'a pas, jusqu'ici, réussi à expliquer, nous est une preuve, que Morez n'a pas pu mal lire ce mot. Au contraire, ifitus a pu être amené par inclusuin, avec lequel il est si voisin de sens qu'il fait presque pléonasme. On s'explique, du reste, Terreur de \'illanueva, les deux mots donnant lieu à des-

LE TEXTE DE l'oFFICE LITURGIQUE

abréviations à peu près identiques. Dans les manuscrits de Girone, que nous avons consultés, la même abréviation sert fréquemment à indiquer les iinales us et um. Le signe qui tient la place de er, a, très facilement, pu être confondu avec le signe abréviatif de //.

On ne s'explique donc pas le jugement du P. Fita sur la copie

'de Villanueva, a moins qu'il n'ait considéré toutes ses variantes, par rapport à celle de Florez, comme autant de fliutes, et sans se référer au manuscrit. C'est elle, au contraire, qu'il nous paraît préfé-

; rable de suivre, et c'est à peu près exclusivement d'après elle, que nous reproduisons le texte de l'Office. Bien que les leçons soient la seule partie qui nous intéresse, nous le publions tout entier^ avec

1 l'indication des hymnes, antiennes, psaumes, oraisons, etc., qui se récitaient aux diverses heures canoniques. Nous ne donnons les variantes de Villanueva (F) et de Florez (F) que pour les leçons proprement dites.

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