‹ Étude sur l'office de Girone et l'honneur de saint Charlemagne [microform]Chapitre 42 sur 114 · I. Cf. Schneegans, op. cit., pp · texte numérisé non relu

I. Cf. Schneegans, op. cit., pp

LE TEXTE DE L OFFICE LITURGIQUE

Wiparaison deces récitsa influé, presque à son msu, sur sa fliçon de

fomprendre celui de l'Office : l'abondance des détails, qu'il trouvait

jlins l'autre, lui a fait paraître obscure et inadmissible l'extrême

Lncision du texte liturgique. Dans les deux cas, il a admis qu'il y

lavait une lacune dans le texte transmis par le Bréviaire de 1339-

C'est de sa part une hypothèse toute gratuite, que rien ne vient

justifier. 1 i -^

Ces deux prétendues lacunes se trouveraient dans la dernière leçon de l'OfHce, la VHP dans l'édition de M. Schneegans, et la IX^- dans la forme véritable du texte, telle que nous l'avons restituée. L'existence de la première nous serait révélée par l'impossibilité où l'on serait, de donner un sens satisfaisant à la phrase, par laquelle commence ladite leçon. Précédemment il a été raconté, comment Charlemagne, parti du Mont « de Ramis », s'était engage dans le val d'Astoll IVallem Hostalesiï) et, en un lieu désigné, y avait battu les Sarrasins. La suite des événements est notée par les premiers mots de la leçon IX : « Recedens inde Sanctus Karolns rediit ad Monîcm de Barufa. » Ce sont précisément, ceux que M. Schneegans dans l'état actuel du texte, trouve inintelligibles. Le sens de m///7 étant « il revint », il se refuse à admettre, que Charlemagne puisse « revenir » à un endroit, où il n'est jamais allé, puisque, en efiet c'est pour la première fois qu'il est question de la position appelée Barufa. En réalité, les scrupules de M. Schneegans proviennent uniquement de ce que, dans l'autre récit, les faits sont racontés de façon beaucoup plus explicite ' .

Mais si l'on s'en tient au seul texte de l'Office, le passage en question n'apparaît pas nécessairement comme altéré et il n'est pas malaisé de lui trouver un sens convenable. En efTet, pour s'engager dans le val d'Astoll, Charlemagne s'est écarté de la direction de Girone. Il est donc naturel, que, lorsqu'il quitte le cloître de Sainte- Marie de Amer pour entreprendre enfin le siège de la ville, l'auteur

I II v est dit, en etTet, quaprcs sa victoire, Charlemagne revint d'abord à ce mont « 'de Ramis », d'où il était d'abord parti, pour ensuite, en se dirigeant sur Girone, gagnet le mont de Banifa voisin de cette dernière ville.

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